lundi 28 janvier 2013

Commentaire sur une réflexion de Mgr Fellay


Commentaire sur une réflexion de Mgr Fellay



Paul Chaussée, ces derniers temps, nous a fourni à plusieurs reprises des informations précieuses : les réflexions de Mgr Fellay à la fin du congrès de Versailles du 6 janvier 2013 dans le fil de la publication de la lettre de Mgr Di Noia sur le forum Un évêque s'est levé, méritaient en effet d'être publiées :

"J'ai un peu peur que, si l'on part dans de trop grandes théories, on mette tout le mal ou tout le bien sur je ne sais qui. Non, ce n'est pas ce genre de questions auxquelles nous devrons répondre lorsque nous arriverons devant le bon Dieu à la fin de notre vie. Il ne nous demandera pas : « Alors, tu as cru que la fin du monde était pour l'an 2012, le 21 décembre ? » Non ce n'est pas ce genre de questions qui nous attend. Pas plus que sur Paul VI et le Concile. Paul VI répond devant le bon Dieu de ce qu'il a fait, et ce n'est pas nous qui répondrons pour lui. Par contre, ce que nous avons fait, ce que nous avons dit, c'est cela dont nous répondrons."

Commentaire :
Avec l'Immaculée trouve cette réflexion choquante. Ce discours est nouveau dans la bouche d'un supérieur de la Fraternité. On nous a, au contraire, toujours enseigné, dans les chapelles de la Fraternité, que nous avions un grave devoir de formation. Nous avons reçu le sacrement de confirmation. Un confirmé doit se former  pour bien défendre sa foi. Nous avons aussi un devoir d'apostolat. La doctrine et la vérité ne doivent pas rester sous le boisseau.
On parle de béatifier un pape horrible : Paul VI c'est notre devoir d'enquêter sur la vie de ce pape pour dénoncer l'abomination de cette canonisation. C'est aussi notre devoir de nous former sur le concile pour comprendre la crise actuelle... 
Et maintenant que Mgr Fellay dit et fait le contraire de ce qu'il disait et faisait dans le passé, c'est notre devoir de redoubler de travail pour suppléer aux défaillances de son autorité et au silence, voire aux paroles ambiguës ou mauvaises de certains prêtres de la Fraternité. Où sont les études de la Fraternité sur le bien-fondé de la canonisation de Paul VI ? Pourquoi l'étude de l'abbé Villa n'est-elle pas diffusée ?

Au jugement final, Notre-Seigneur nous demandera des comptes sur notre participation au combat qui a lieu entre les deux cités, celle de Dieu et celle du diable : "Toi que j'ai comblé plus que les autres en lui donnant la compréhension de la crise de l'Eglise, la bonne doctrine et les bons sacrements, qu'as-tu fait de toutes ces grâces ? T'en es-tu servi pour sauver tes frères ? As-tu défendu la vérité ?" Il nous demandera compte des talents inutilisés. Le péché par omission existe! Lors du jugement dernier, nous serons déclarés coupables par Notre-Seigneur, si nous pouvions parler publiquement contre la canonisation d'un ennemi de l'Eglise et que nous avons laissé faire ce scandale sans rien dire. 
Nous serons déclaré coupables si nous pouvions critiquer Vatican II et et ainsi défendre l'Eglise et que nous ne l'avons pas fait . 

Mgr Fellay, par cette réflexion, est en train d'installer une politique de silence sur les erreurs modernistes. Il prépare l'accord avec Rome, il semble ici approuver à mots couverts Mgr Di Noia quand il demande à la Fraternité de modérer ses critiques. La première des six conditions énoncées par le chapitre est déjà sérieusement attaquée, comme nous l'avions prévu. Le même schéma que celui de tous les ralliements précédents se dessine : on proclame qu'on va défendre la vérité haut et fort et, bien au contraire, en même temps, la compromission et le silence s'installent peu à peu. Cette réflexion de Mgr Fellay est un pas supplémentaire en ce sens.