mardi 22 janvier 2013

Citations de Mgr Lefebvre (1re partie)



Citations de Mgr Lefebvre (1re partie)



Pour donner des arguments à ceux qui se demandent quoi penser ou quoi répondre à la suite de la lettre de Mgr Di Noia, voici quelques  citations de Mgr Lefebvre. La plupart de ces citations ont été prises sur antiModernisme.info.

Mgr Lefebvre, 7 juin 1988 : « La Rome moderniste poursuivant son œuvre de démolition de la foi et de la chrétienté, c'est un devoir de la répudier en nous attachant à la Rome de toujours ». 


Mgr Lefebvre, 15 janvier 1991 : 
« Tant que les autorités romaines actuelles sont imbues d’œcuménisme et de modernisme et que l’ensemble de leurs décisions et du nouveau droit sont influencées par ces faux principes, il faudra instituer des autorités de suppléance, gardant fidèlement les principes catholiques de la Tradition catholique et du droit catholique.

C’est le seul moyen de demeurer fidèle à Notre Seigneur Jésus-Christ, aux Apôtres et au dépôt de la foi transmis à leurs successeurs demeurés fidèles jusqu’à Vatican II. » 



Mgr Lefebvre, Lettre aux futurs évêques, 29 août 1987 : « Je vous conférerai cette grâce, confiant que sans tarder le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu'il la confirme. » 

Conférence à Flavigny, en décembre 1988 Extrait Fideliter n° 68 (mars 1989) p. 16 : « Nous devons être indemnes de compromission tant à l’égard des sédévacantistes qu’à l’égard de ceux qui veulent absolument être soumis à l’autorité ecclésiastique.
Nous voulons demeurer attachés à Notre Seigneur Jésus-Christ. Or Vatican II a découronné Notre Seigneur. Nous, nous voulons rester fidèles à Notre Seigneur roi, prince et dominateur du monde entier. Nous ne pouvons rien changer à cette ligne de conduite.
Aussi quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome recouronnera Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons être d’accord avec ceux qui découronnent Notre Seigneur. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau Notre Seigneur roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoint, mais l’Eglise catholique dans laquelle nous demeurons. »

Mgr Lefebvre, conférence à Sierre (Suisse) le 27 XI 1988 Extrait du Fideliter n° 89 (sept. 1992) p.12 : « C’est l’apostasie générale, c’est pourquoi nous résistons, mais les autorités romaines voudraient que nous acceptions cela. Quand j’ai discuté avec elles à Rome, elles voulaient que je reconnaisse la liberté religieuse comme le cardinal Béa. Mais j’ai dit non, je ne peux pas. Ma foi est celle du cardinal Ottaviani fidèle à tous les papes, et non cette doctrine nouvelle et toujours condamnée.
Voilà ce qui fait notre opposition, et c’est pourquoi l’on ne peut pas s’entendre. Ce n’est pas tant la question de la messe, car la messe est justement une des conséquences du fait qu’on a voulu se rapprocher du protestantisme et donc transformer le culte, les sacrements, le catéchisme, etc...
La vraie opposition fondamentale est le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. « Opportet Illum regnare », nous dit saint Paul. Notre Seigneur est venu pour régner. Eux disent non. Et nous, nous disons oui, avec tous les papes. Notre Seigneur n’est pas venu pour être caché à l’intérieur des maisons sans en sortir. Pourquoi les missionnaires, dont tant se sont faits massacrer ? Pour prêcher que Notre Seigneur Jésus-Christ est le seul vrai Dieu, pour dire aux païens de se convertir. Alors les païens ont voulu les faire disparaître, mais eux ils n’ont pas hésité à donner leur vie pour continuer à prêcher Notre Seigneur Jésus-Christ. Alors maintenant, il faudrait faire le contraire, dire aux païens « votre religion est bonne, conservez-la pourvu que vous soyez de bons bouddhistes, de bons musulmans ou de bons païens ! » C’est pour cela que nous ne pouvons pas nous entendre avec eux, car nous obéissons à Notre Seigneur disant aux apôtres : « Allez enseigner l’Évangile jusqu’aux extrémi­tés de la terre » .
C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que nous n’arrivions pas à nous entendre avec Rome. Ce ne sera pas possible tant que Rome ne reviendra pas à la foi dans, le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, tant qu’elle donnera l’impression que toutes les religions sont bonnes. Nous nous heurtons sur un point de la foi catholique, comme se sont heurtés le cardinal Béa et le cardinal Ottaviani, et comme se sont heurtés tous les papes avec le libéralisme. C’est la même chose, le même courant, les mêmes idées et les mêmes divisions à l’intérieur de l’Église. »

Conférence de Mgr Lefebvre à Albias (Tarn-et-Garonne) le 10 octobre 1990 : « Tant que Rome ne reviendra pas à la Tradition, tant que Rome ne reviendra pas à la foi catholique, nous ne pouvons pas espérer le retour de la foi catholique pour l’ensemble de l’Église. L’Église ne change pas, l’Église catholique reste toujours, elle est sainte, immaculée, mais ce sont les hommes d’Église, qui ont changé. Et je voudrais en terminant, et le fais avec tristesse, vous montrer par quelques textes comment les autorités de l’Église continuent à demeurer dans ces erreurs profondes que nous ne pouvons pas accepter. Tout d’abord un texte du Cardinal Ratzinger assez récent du 27 juin 1990 - son commentaire sur un travail qu’il a fait sur le Magistère et la Théologie, à propos de la rébellion des théologiens. […]
« Le Cardinal dans sa présentation du document dit lui-même :’’Ce document affirme peut-être pour la première fois avec cette clarté qu’il y a des décisions du Magistère qui ne peuvent être le dernier mot sur la matière en tant que telle, mais sont un ancrage substantiel’’ - (ils ont de ces mots difficiles à définir) –‘’ et avant tout une expression de prudence pastorale, une espèce de disposition provisoire’’ - (les décisions du Magistère qui deviennent tout simplement des dispositions provisoires) – ‘’le noyau reste valable mais les aspects particuliers sur lesquels les circonstances des temps ont eu une influence peuvent avoir besoin de rectification ultérieure. A cet égard’’ - (vous allez voir les exemples qu’il donne, c’est effrayant) – ‘’A cet égard, on peut signaler que les déclarations des papes du siècle dernier sur la liberté religieuse deviennent des déclarations provisoires ou pastorales comme aussi les décisions anti-modernistes du début du siècle’’.
« C’est incroyable, le Cardinal Ratzinger s’attaque à l’encyclique Pascendi Dominici Gregis, à Quanta Cura et au Syllabus, à l’encyclique du pape saint Pie X et au décret Lamentabili […]- ‘’Les décisions anti-modernistes ont rendu un très grand service, mais après avoir rendu leur service pastoral en leur temps, dans leur détermination particulière, elles sont maintenant dépassées’’. Et voilà, et on a tourné la page : fini avec l’encyclique du pape saint Pie X, avec les décisions des papes précédents, c’est terminé, c’était des dispositions provisoires, pastorales. Alors qu’il s’agit d’encycliques dogmatiques, encycliques qui sont plus importantes que le concile Vatican II, concile qui s’est dit pastoral. C’est inouï, voilà ce qu’a dit le cardinal Ratzinger tout récemment. Ils n’ont plus la notion de l’infaillibilité de l’Église, je vous assure, et c’est pourquoi, je pense, qu’actuellement le pape n’est plus en mesure d’employer son infaillibilité parce qu’il n’y croit pas. Des hommes qui sont modernistes ne croient pas à une vérité définitive, absolument comme les francs-maçons ne croient pas aux dogmes, il n’y a pas de dogme. […]
« Jean-Paul II n’hésitait pas à affirmer dans un message pour la journée mondiale de la paix que la liberté religieuse constitue comme une pierre angulaire dans l’édifice des Droits de l’Homme. […] C’est de l’athéisme pur, où est Dieu ? L’homme, l’homme, l’homme ! la dimension humaine, l’homme, les droits de l’homme et ce sont les têtes de l’Église qui parlent comme cela. Vous voyez où nous en sommes. C’est pourquoi nous ne pouvons pas suivre ces personnes-là. Je crois au Pape, je crois au successeur de Pierre mais au successeur de Pierre qui est vrai pape, qui n’est pas contre ses prédécesseurs. Je ne peux pas le suivre quand il est contre ses prédécesseurs. […] On ne peut pas croire à des contradictoires, à des choses qui sont contraires. Alors tout cela est tragique, cette situation est terrible dans l’Église, mais nous devons garder la foi quoiqu’il arrive, c’est cela que le bon Dieu nous demande, c’est ce qui a fait tous les martyrs. Tous les martyrs ont fait passer la foi avant tout, avant leur propre vie, […]. C’est cela la foi. Nous aussi nous préférons donner notre sang, donner notre vie pour garder la foi plutôt que de devenir protestants ou modernistes. »

Mgr Lefebvre, le Bourget, 19 novembre 1989, jubilé sacerdotal : « Devant cette situation, il est bien cer­tain qu’il est impossible pour nous de pouvoir avoir des contacts suivis avec Rome, parce que jusqu’à présent - c’est ce que Rome demande - si nous recevions quelque indult que ce soit, pour la Sainte Messe, pour la liturgie ou pour les séminaires, nous devrions signer la nouvelle profession de foi qui a été rédigée par le cardinal Ratzinger, au mois de février dernier. Elle contient explicitement l’acceptation du Concile et de ses conséquences. C’est le Concile et ses conséquences qui ont détruit la Sainte Messe, qui ont détruit notre Foi, qui ont détruit les catéchismes et le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les Sociétés civiles. Comment pouvons-nous l’accepter ! […] Il nous faut garder la Foi catholique, la protéger par tous les moyens. »

Mgr Lefebvre, Cospec 118-B (20-05-1986) : « […] je ne peux pas nier que Rome est sous l’influence de la Maçonnerie ! Rome est sous l’influence des maçons ! C’est sûr, voyez : réconcilier avec les principes de 89, les principes maçonniques ! C’est ce que disait le Cardinal Ratzinger, il ne s’en cache pas ! Le Vatican II est un effort pour se réconcilier avec 89. Vous vous rendez compte ? C’est effrayant ! […] Alors, mes chers amis, il faut savoir choisir dans la vie, devant les événements… Il faut les voir tels qu’ils sont, il ne faut pas fermer les yeux en disant : - ‘’Je ne veux pas voir ça. C’est trop dur, c’est trop fort, c’est trop épouvantable. C’est épouvantable’’, mais si le Bon Dieu le veut, si le Bon Dieu nous met devant ces circonstances, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous allons abandonner la foi ? Nous allons nous laisser, comme les autres, partir à la dérive ? Il faut apprendre ce qu’est la crise de l’Eglise. Tous ces gens-là ne savent pas ce qu’est la crise de l’Eglise. […] C’est notre foi qui est en jeu. C’est un renversement des valeurs. Ce ne sont plus les valeurs catholiques, on enseigne plus les valeurs catholiques. Ce n’est plus chrétien, ce n’est plus catholique. C’est maçonnique, c’est vraiment une révolution à l’intérieur de l’Eglise. Le diable a fait son coup de maître : il s’est servi de l’Eglise pour détruire l’Eglise ! Il s’est servi des autorités de l’Eglise pour détruire l’Eglise ! »

Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel, Tradiffusion, Bulle, 1991, p. 31. Mgr Lefebvre livrait avant de mourir dans son Itinéraire spirituel : en raison de l’« apostasie qui règne à Rome » (Mgr Lefebvre, Homélie à Ecône, 1er novembre 1990), « c’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique. »