dimanche 23 décembre 2012

Lettre à nos confrères prêtres n° 2



Lettre à nos confrères prêtres n° 2

antimodernisme.info


C'est pour nous une grande joie de découvrir cette initiative d'Antimodernisme.  Nous attendons avec impatience la lettre de janvier. Le seul point sur lequel nous divergeons, c'est la conclusion finale de la lettre qui sous-entend qu'il y a encore un espoir de sauver la Fraternité (selon nous c'est impossible car les six conditions désastreuses sont le fait de la majorité du Chapitre général et les trois membres du Conseil général qui nomment les prêtres aux postes de responsabilité sont tous les trois pour un accord pratique). Cependant cette lettre est excellente et, comme déjà bien souvent, Avec l'Immaculée va publier prochainement sur gloria tv ces  très bons arguments qui devraient être connus de tous. Nous remercions nos chers abbés et nous leur souhaitons un saint Noël...


Antimodernisme : Une nouvelle revue vient de voir le jour dans le monde de la Tradition catholique: « Lettre à nos confrères prêtres ». Elle a reçu les encouragements des plus hautes autorités morales de la Fsspx (qui ne correspondent pas toujours malheureusement aux autorités légales) et elle est rédigée par des prêtres de cette même fraternité. Son but : éclairer les prêtres et les fidèles de l’infiltration du libéralisme, qu’il soit pratique ou idéologique, dans la Fsspx. La lettre n° 2, ci-dessous, a été envoyée à tous les prêtres de la Fsspx en novembre 2012 et ce en quatre langues. Les fidèles peuvent donc interroger leurs prêtres à ce sujet et juger par eux-mêmes du degré de libéralisme chez leur pasteur. La prochaine lettre (n°3) sera envoyée et disponible dès janvier 2013.

Versions française, anglaise et espagnole.

Lettre à nos confrères prêtres

Lettre trimestrielle de liaison entre les membres de la Fraternité Saint-Pie X

(N° 2 – automne 2012)

Nous nous proposons aujourd’hui de revenir sur une consigne importante donnée par notre Supérieur Général dans le Cor Unum grâce aux réflexions d’un confrère sur AntiModernisme.info.
« Il est très important de travailler de tous côtés à favoriser partout les principes surnaturels qui s’opposent à la méfiance, ce ver rongeur et destructeur des relations humaines et de toute société. » Bernard Fellay, Cor Unum n°102, été 2012.

1er fait : la ligne de crête fixée par Mgr Lefebvre

« Dans cette lettre du 17 avril, j’ai repris la démarche que Mgr Lefebvre avait faite en 1988. […] Il s’agissait de déclaration de ce type : ‘’Je reconnais que la nouvelle Messe est valide, si elle est célébrée avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise.’’ Dans cette phrase, on ne dit pas qu’elle est mauvaise, puisque nous le disons tout le temps ! On dit en partant de l’autre versant de la ligne de crête : ‘’Elle est mauvaise, mais si elle est célébrée correctement, elle reste valide. » (Mgr Fellay, Brignoles, 4 mai 2012 – Nouvelles de Chrétienté n° 135)
Ces deux versions correspondent-elles vraiment à une et même ligne de crête ? L’une est équivoque car incomplète (messe valide), l’autre ne l’est pas (messe illégitime quoique valide) ! « On ne biaise pas avec la vérité » déclarait l’abbé de Cacqueray ; Qu’on mette fin aux « finasseries diplomatiques » confiait Mgr Tissier. En effet, le vocabulaire de l’ennemi (rite ordinaire au lieu de messe illégitime et favorisant l’hérésie) doit être dénoncé, car l’acceptation des mots prépare celle de la pensée. On commence par ne plus dénoncer l’imposture, puis on la banalise et enfin on l’accepte. De plus cette « ligne de crête » correspond-t-elle vraiment à celle de Mgr Lefebvre ?
« Leurs idées à eux, c’est d’arriver à avoir l’autorité sur nous pour nous amener à accepter le concile et les réformes conciliaires. Ils n’ont pas changé d’un iota depuis le concile, au contraire ils sont d’autant plus forts qu’ils ont maintenant une certaine tradition à Rome. […] ils ne peuvent pas admettre dans leur esprit que nous jetions l’anathème sur tout ce qu’ils font. ‘’Mais enfin c’est la messe que je dis tous les jours’’ a dit le cardinal Ratzinger […] ‘’vous allez détourner les fidèles d’aller à ces messes ?’’ ce n’est pas moi qui ai répondu, c’est l’abbé Laroche : ‘’oui, elle est protestante’’. ‘’Oh ! si c’est comme ça que vous prenez les choses, la commission va avoir du travail…’’ qu’il a dit. Oui parce que pour eux, le travail de la commission ça va être de réaliser la réconciliation. […] Non, leur intention n’a pas changé parce que leurs principes n’ont pas changé. […] Pour eux, il n’y a qu’une Eglise, c’est l’Eglise Vatican II. » (Flavigny, 11 juin 1988)

2e fait : les deux oubliés

Le 24 janvier 2009, Mgr Fellay faisait le communiqué suivant : « L’excommunication des évêques sacrés par S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les évêques par un décret du 1er juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI. Nous exprimons notre gratitude filiale au Saint Père pour cet acte […]. »
Le décret pour la levée de l’excommunication Latae sententiae des évêques de la Fraternité Saint Pie X, indique que Mgr Fellay, dans une lettre du 15 décembre 2008, « sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication ». Le même décret indique aussi que le « Pape Benoît XVI – sensible comme le serait un père au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d’excommunication, et confiant dans leur engagement, exprimé dans la lettre citée, de ne ménager aucun effort pour approfondir, lors des colloques nécessaires avec les Autorités du Saint-Siège, les questions qui restent en suspens, de manière à pouvoir parvenir rapidement à une solution pleine et satisfaisante du problème posé à l’origine – a décidé de reconsidérer la situation canonique des Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta, créée par leur consécration épiscopale. […] On souhaite que ce pas soit suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l’Église de toute la Fraternité Saint-Pie X, témoignant ainsi une vraie fidélité et une vraie reconnaissance du Magistère et de l’autorité du Pape avec la preuve de l’unité visible. »1
Le décret romain ne parle ni de Mgr de Castro Mayer ni de Mgr Lefebvre. C’est tout à fait normal puisque le décret parle d’une levée de la sanction et non d’un retrait. Il s’agit du pardon d’un « père » pour des fils repentants souffrant d’un « malaise spirituel » venant du « scandale de la division ». Or les vivants seuls pouvaient faire l’objet de la clémence papale. La joie du supérieur général et sa « gratitude filiale envers le Saint Père » n’ont-elles pas été précipitées, déplacées ou ambiguës ? Cette « gratitude » n’implique-t-elle pas une concession envers les modernes et une ingratitude envers ces deux géants de laFfoi dont la mémoire continue d’être flétrie ? D’autant plus que celui qui les avait ‘’excommuniés’’, Jean-Paul II, de sinistre mémoire, a été (O ! suprême imposture !) ‘’béatifié’’ et porté sur les autels. « Ce nouveau climat » pouvait-il vraiment annoncer « bientôt la reconnaissance des droits de la Tradition catholique » ?

3e fait : de la volonté propre

« Le chapitre (général) est une personne morale représentant tout l’institut […] le chapitre général a plus de pouvoirs que le supérieur général qu’il élit. Il peut porter des lois ou du moins prendre des mesures qui doivent rester en vigueur jusqu’au chapitre suivant. » (Naz, Traité de droit canonique, Tome 1, n° 816 § 1)
Or la volonté du Chapitre général de 2006, à propos des relations avec Rome, était double : 1) « Au cas où un accord avec le Saint Siège était sérieusement envisagé, un chapitre général extraordinaire serait convoqué pour traiter de la question. » 2) « Les contacts » que la Fraternité « entretient épisodiquement avec les autorités romaines » n’ont pas pour but « d’arriver à un impossible « accord » purement pratique. »2 Or sur ces deux points le supérieur général a contredit publiquement les volontés du Chapitre.
Mgr Fellay, en ne s’arrêtant qu’à la signature du protocole de 1988, a négligé les conclusions de Mgr Lefebvre après 1988. Entre Rome et Menzingen, tant que ce n’était pas ‘’oui’’, on rediscutait pour aboutir à un accord « purement pratique ». Le signe de la Providence ainsi suivi ou la volonté de Dieu recherchée n’était que dans un sens : celui de la volonté propre du supérieur général. Pour cela, il a repoussé ou sanctionné les voix opposées. Il s’est privé de conseils avisés en gardant secrets les termes de la discussion, sous des prétextes fallacieux (le secret permettait de dénoncer toute opposition comme étant fondée sur des rumeurs). Mgr Fellay avait même confié, en privé, à des prêtres d’Autriche, entre le 17 et 20 mai : « Le Chapitre Général de juillet ne se réunira pas pour discuter l’acceptation de l’accord, mais simplement pour prendre connaissance des nouveaux statuts de la Fraternité ». Mais ces propos, dans la suite, furent démentis par Mgr Fellay. Car comme le disait ce dernier à l’Abbé Ceriani, le 17 février 2009 à Flavigny: “Vous comprenez monsieur l’Abbé, tout cela, ce n’est que de la politique.” Ou comme précisait l’Abbé Pflüger, le 29 septembre 2011 à Hattensheim : « La diplomatie joue ici un rôle important. »

4e fait : le bien commun de la Fraternité

« Qu’il soit noté au passage que nous n’avons pas cherché un accord pratique. Cela est faux. Nous n’avons pas refusé a priori, comme vous le demandez, de considérer l’offre du pape. Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférions de loin la solution actuelle du statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus. » (Mgr Fellay aux trois évêques, lettre du 14 avril 2012)
Or les trois évêques avaient écrit : « Monseigneur, MM. Les abbés, veuillez faire attention, vous conduisez la Fraternité à un point où elle ne pourra plus rebrousser chemin, à une division sans retour et, si vous aboutissez à un tel accord, à des puissantes influences destructrices qu’elle ne supportera point. Si jusqu’à présent les évêques de la Fraternité l’ont protégée, c’est précisément parce que Mgr Lefebvre a refusé un accord pratique. Puisque la situation n’a pas changé substantiellement, puisque la condition émise par le Chapitre de 2006 ne s’est nullement réalisée (changement doctrinal de Rome qui permettrait un accord pratique), écoutez encore votre Fondateur. »
Malgré cela, le 13 juin 2012 Mgr Fellay allait à Rome dans l’intention de signer l’accord purement pratique. Si il a subi un échec (il n’a pas pu signer) ce fut grâce à Rome qui rajouta explicitement deux conditions trop grossièrement inacceptables. Le 13 juin, c’est Benoît XVI qui nous a sauvés de l’opération suicide. « Nous exprimons notre gratitude filiale au Saint Père pour cet acte » !

5e fait : le cas des trois autres évêques

Après la divulgation des correspondances épistolaires épiscopales, Mgr Fellay, le 11 mai 2012, confiait à la presse américaine (CNS) : « Je ne peux pas exclure qu’il y ait une scission » de la FSSPX.
Le 16 mai 2012, un communiqué de la Cité du Vatican faisait savoir que « étant donné la position par eux prise, les cas des trois autres évêques de la Fraternité devront être traités séparément et individuellement. » Le 8 juin 2012, Mgr Fellay déclarait à DICI (n°256), au sujet du refus de ses confrères d’un accord purement pratique : « Sur leur position, je n’exclus pas la possibilité d’une évolution. […] Je pense que si mes confrères voient et comprennent qu’en droit et en fait il y a dans la proposition romaine une véritable possibilité pour la Fraternité de « tout restaurer dans le Christ », malgré tous les troubles qui subsistent dans l’Eglise aujourd’hui, alors ils pourront réajuster leur jugement, – alors, c’est-à-dire avec le statut canonique en main et les faits sous les yeux. Oui, je le pense, je l’espère. »
Le 14 juin 2012, la Cité du Vatican, après avoir remis le projet de la prélature personnelle à Mgr Fellay, faisait de nouveau savoir que « la situation des trois autres évêques de la Fraternité sera traitée séparément et individuellement. » Mais le même jour, Menzingen indiquait que lors de cette rencontre de deux heures entre Mgr Fellay et le cardinal Levada : il n’avait « pas été question de la situation des trois autres évêques de la Fraternité ».
Mgr Fellay disait être persuadé de la volonté du pape de nous reconnaître, sans nous dire à quel prix : « Oui c’est le pape qui le veut. J’ai suffisamment d’éléments précis en ma possession pour affirmer que ce que je dis est vrai… » (DICI, n°256). Mais, le 14 juin, après deux ans de discussions, Menzingen découvre qu’il demeure « des difficultés doctrinales » sur le « concile Vatican II et le Novus Ordo Missae ». Cette découverte tardive est fort surprenante, car il n’était point nécessaire de lire entre les lignes pour le savoir ; il suffisait de savoir lire :
« Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document […]. En premier lieu il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles : la réforme liturgique. Cette crainte n’est pas fondée. »3
« Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivies 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble. »4
Comment Mgr Fellay a-t-il pu donner sa préférence à ses « nouveaux amis à Rome »5 contre ses anciens et clairvoyants confrères dans l’épiscopat ? Surtout comment avoir pu tenter ou accepter de régler le sort de la Fraternité sans les trois évêques. Certes, en 18 ans de supériorat, Mgr Fellay n’a jamais trahi. Mais en 25 ans d’épiscopat, nos trois autres évêques ont-ils déjà failli dans le bon combat ? Dans ce cas, pourquoi mépriser leur avis prudent et conforme au vœu du chapitre de 2006 ?

6e fait : du flou artistique

« À propos de la réponse que j’ai envoyée le 17 avril à Rome (…) j’ai l’impression que cela convient. Chez nous, je pense qu’il faudra l’expliquer comme il faut, parce qu’il y a (dans ce document) des expressions ou des déclarations qui sont tellement sur la ligne de crête que si vous êtes mal tourné ou selon que vous mettez des lunettes noires ou roses, vous les voyez comme ceci ou cela. Alors il faudra qu’on vous explique bien que cette lettre ne change absolument rien à notre position. Mais que, si on veut la lire de travers, on arrivera à la comprendre de travers. » (Mgr Fellay, Brignoles, 4 mai 2012 – Nouvelles de Chrétienté n° 135)
Si on arrive à lire de travers la réponse de Mgr Fellay, c’est qu’elle est ambiguë. Si elle convient à Rome, c’est qu’elle ne représente plus la position de la Fraternité, car notre position ne peut pas convenir doctrinalement à la Rome moderniste : refus de Vatican II et de ses réformes, refus de la messe bâtarde de Paul VI, refus de la ‘’canonisation’’ de Jean-Paul II…
Mgr Fellay trouvait « que les autorités romaines » étaient « trop pressées. On voudrait atteindre la pédale de frein, mais on ne sait pas trop où elle est. » Mgr Fellay ne sait donc pas que la pédale pour freiner Rome, c’est les directives laissées par notre fondateur : « Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de réformer le concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. »6
Celui qui ne sait pas où est la pédale de frein est-il apte à conduire les autres ? Ne doit-on pas, pour plus de sécurité, lui retirer son permis ?

7e fait : Vatican II dans la Tradition

« Le pape dit que le concile doit être replacé dans la grande tradition de l’Église, qu’il doit être compris en accord avec elle. Ce sont des déclarations avec lesquelles nous sommes complètement d’accord, entièrement, absolument. » (CNS 11 mai 2012) ; « Beaucoup sont ceux qui comprennent le Concile de travers. […] Le Concile présente une liberté religieuse qui est une liberté très, très limitée ; […] Après les discussions, nous nous sommes rendu compte que les erreurs que nous croyions comme issues du concile en fait ne sont pas issus de lui mais de la commune interprétation qu’on en a fait de lui ». (Mgr Fellay, YouTube, Traditionalist leader talks about his movement, Rome)
On est très loin du « j’accuse le Concile » de Mgr Lefebvre comme « réponse nécessaire au ‘’j’excuse le Concile’’ du cardinal Ratzinger ! »7Quand Mgr Fellay écrit : « L’entière tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de compréhension des enseignements du concile Vatican II lequel à son tour éclaire certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise implicitement présents en elle non encore formulés »8, croit-il encore que Vatican II a été un « contre syllabus » ? Un des participants aux discussions doctrinales a révélé qu’une « quinzaine de formules d’adhésion » à tous les textes du concile Vatican II avait été « successivement proposée » à la Fraternité. Mais Mgr Fellay continuait de claironner « c’est le pape qui veut vraiment cette reconnaissance canonique, il ne nous la propose pas comme un piège. » (DICI n°256).

8e fait : depuis quand la vie est-elle sans difficulté ?

« Dans l’apostolat, la Fraternité Saint-Pierre ou les ecclesia Dei sont complètement sous le pouvoir des évêques. Ils n’ont donc aucune liberté. S’ils essaient d’ouvrir la bouche, immédiatement ils n’ont plus d’apostolat, c’est fini… ce n’est pas ce genre de solution qu’il faut pour nous. Il faut qu’on ait une véritable autonomie… j’ai suffisamment de paroles du pape qui montrent que c’est bel et bien sa volonté. » (Mgr Fellay, Brignoles, 4 mai 2012) ; « Il reste vrai – comme c’est le droit de l’Eglise – que pour ouvrir une nouvelle chapelle ou fonder une œuvre, il serait nécessaire d’avoir la permission de l’ordinaire local. […] Ici ou là, cette difficulté sera réelle, mais depuis quand la vie est-elle sans difficulté ? » (Mgr Fellay, DICI n°256 du 8 juin 2012)
Quand un supérieur devant un problème si grave fait preuve d’une telle légèreté et entretient un tel flou, on est stupéfié. Saint Bernard, écrivant filialement au pape Eugène III, avait raison : « c’est une chose monstrueuse qu’un rang suprême et un caractère bas ».

Conclusion

Tout cela n’a, peut-être, été qu’un affreux malentendu et un effroyable quiproquo. Prions généreusement saint Pie X pour notre Supérieur Général. Car seul un discours droit, une rétractation des propos tordus et l’abandon des sanctions contre ceux qui ont vu clair et qui ont parlé (Abbés Abrahamowig, Ceriani, Pfeiffer, Chazal…), pourront rétablir la confiance.
« Je suis prêt si, sur un point ou un autre, il est certain que je me suis trompé … je suis prêt à me rétracter … » (Mgr Lefebvre, conférence à Ecône, 21 juin 1978)
La Rédaction



1. De la Congrégation pour les Évêques, le 21 janvier 2009.
2. Cor Unum, n°85 octobre 2006.
3. Lettre de Benoît XVI, 7 juillet 2007.
4. Lettre de Benoît XVI, 10 mars 2009.
5. Cor Unum n° 101, mars 2012.
6. Entretien à la revue Fideliter, septembre 1988.
7. Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné, p. 233, Fideliter.
8. Abbé Pflüger, conférence du 5 juin 2012 à Saint-Joseph-des-Carmes. Rappelons pour mémoire que la version du communiqué adressé à Rome le 15 décembre 2008, passée dans la presse et devant être lue en public par les prêtres, disait : « Nous faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II au sujet duquel nous exprimons des réserves », tandis que la version corrigée par Menzingen, suite aux réclamations, mais niée par Rome, affirmait : « Nous acceptons et nous faisons nôtres tous les Conciles jusqu’à Vatican I. Mais nous ne pouvons qu’émettre des réserves au sujet du concile Vatican II qui s’est voulu un concile aux dires des papes Jean XXIII et Paul VI ‘’différent des autres’’ ».



Letter to our fellow priests

Second quarterly contact letter among members of the Society (SSPX)

(number 2 – Fall 2012)

This time, we propose to come back over a key directive given by our General Superior in “Cor Unum”, thanks to thoughts provided by a fellow priest quoted on the site “AntiModernisme.info”.
“It is of the utmost importance to work on all sides to encourage everywhere supernatural principles that oppose distrust, this corrosive and destructive worm of human relations and of all societies.” Bernard Fellay, Cor Unum number 102, Summer 2012.

Fact number one: the ridge line established by Bishop Lefebvre

“In this letter dated April 17th, I followed the approach undertaken by Bishop Lefebvre in 1988 […] It was about statement of the following type: “I recognize that the new Mass is valid, if it is celebrated with the intention to do what the Church does.” In that sentence, it is not mentioned that the Mass is bad, because that is what we keep saying! Coming from the other side of the ridge line, we say: “The Mass is bad, but if it is celebrated correctly, then it remains valid.” (Bishop Fellay, Brignoles, May 4th 2012 – Nouvelles de Chrétienté number 135).
Do these two versions really correspond to one single ridge line? One is equivocal because incomplete (valid Mass), the other is not equivocal (Mass being illegitimate even though it is a valid Mass) ! Father de Cacqueray stated: “the truth should not be sidestepped”; “Let’s put a stop to political nit-picking” said Bishop Tissier. Indeed, the vocabulary used by the enemy (ordinary rite instead of illegitimate Mass favouring heresy) must be denounced, because the acceptance of those words prepares the acceptance of the thought. First, imposture is not denounced, then it becomes common place, and then finally it is accepted. Further, does this “ridge line” really match that of Bishop Lefebvre?
“Their own ideas, it is to succeed to have authority on us in order to bring us to accept the Council and conciliar reforms. They have not changed one iota since the Council, on the contrary, they are all the more strong that now they have some sort of tradition in Rome. […] They cannot admit in their mind that we anatomize everything that they do. “But come on, it is the Mass that I celebrate everyday” stated Cardinal Ratzinger […] “are you going to deter the faithful to attend those masses?” It is not me who responded, it is Father Laroche: “yes, because it is a protestant Mass”. “If this is how you see things, then the commission will have plenty of work to do … “ said Cardinal Ratzinger. Yes, because for them, the mandate of the commission is to bring about reconciliation. No, their intention has not changed because their principles have not changed. […] For them, there is only one Church, it is the Church of Vatican II” (Flavigny, June 11, 1988).

Fact number two: two prominent persons are being forgotten

On January 24th 2009, Bishop Fellay communicated as follows: “the excommunication of the bishops consecrated by Bishop Lefebvre on June 30, 1988, which had been delivered by the Congregation for the Bishops in a July 1, 1988 decree and which we have always disputed, has been taken out in another decree established by the same Congregation on January 21, 2009, upon the request of Pope Benoît XVI. We express our filial gratitude to the Holy Father for this act […]’’
The decree for the lifting of the excommunication Latae sententiae of the bishops of the Society (SSPX), indicates that Bishop Fellay, in a letter dated December 15, 2008, “appealed once again to lift excommunication”. The same decree also indicates that “Pope Benoît XVI – receptive as would be a father, to the spiritual uneasiness communicated by those concerned due to the sanction of excommunication, and trusting their commitment, expressed in the letter identified above, to not spare any effort to study in depth, during necessary colloquium with Authority of the Holy See, questions that remains unresolved, so as to find quickly a solution that is complete and satisfactory to the problem identified initially – decided to reconsider the canonical situation of Bishops Bernard Fellay, Bernard Tisser de Mallerais, Richard Williamson and Alfonso de Galaretta, that resulted from their episcopal consecration. […] It is being wished that this step soon brings about the entire Society (SSPX) to enter into full communion with the Church, giving thus clear indication of a real loyalty and true recognition of the role and authority of the Pope through evidence of visible unity.”1
The Roman decree does not mention Bishop de Castro Mayer nor Bishop Lefebvre. This is only logical since the decree speaks about a lifting of the sanction and not about a revocation. This concerns the forgiveness that “a father” applies to repentant sons afflicted by a spiritual uneasiness coming from “the scandal caused by the dissension”. And only living beings can benefit from papal indulgence. The joy of the Superior General and his “filial gratitude towards the Holy Father” have they not been hasty, inept and ambiguous? This “gratitude”, does that not imply a concession towards the modernists and ingratitude towards those two prominent figures of the faith which memory continues to be blackened? All the more since the person that caused their “excommunication”, Jean-Paul II, grimly remembered, has been (by a supreme imposture) “beatified” and exalted on the altar. “This new climate”, could that really announce “an early recognition of the rights of the catholic tradition”?

Fact number three: own will

“The Chapter (the general one) is a legal entity representing the entire Society […] The General Chapter has more powers than the Superior General who is elected by the General Chapter. The General Chapter can bring about laws or at least take measures that must stay in force until the next Chapter.” (Naz, Traité de droit canonique, Tome 1, No. 816 &1)
Yet, the will expressed by the General Chapter in year 2006, concerning relations with Rome, was double: 1) “In case an agreement with the Holy See is seriously envisaged, an Extraordinary General Chapter will be called for in order to discuss the issue.” 2) “The contacts” that the Society “occasionally maintains with Roman authorities” have not as an objective “to reach an impossible simply practical agreement”.2 Yet, on those two points, the Superior General went publicly against the will of the Chapter.
Bishop Fellay, by considering only the signature of the 1988 protocol, neglected the conclusions of Bishop Lefebvre after year 1988. Between Rome and Menzingen, as long as there was no “yes”, the objective was to continue to discuss in order to reach an agreement that would solve things “simply at the practical level”. The sign of the Providence so followed or the will of God so sought, were only investigated in just one way: in the way to match the own will of the Superior General. To that end, he turned down and penalised all voices that expressed their opposition. He decided to do without wise advice by keeping secrets the terms of the discussion, under false pretext (the secrecy enabled him to denounce any opposition as being based on rumours). Bishop Fellay even confided, in private, to some priests in Austria, between May 17 and 20th: “The General Chapter in July will not gather to discuss the acceptance of the agreement, but simply to be informed of the new statutes of the Society”. But, these words, later on, were denied by Bishop Fellay. Because, as he said to Father Ceriani, on February 17th 2009 in Flavigny: “You understand, Father Ceriani, all this, it is only politics.” Else, as specified by Father Pflüger, on September 29, 2011 in Hattensheim: “Diplomacy plays here a key role.”

Fact number four: the common good of the Society

“It should be noted, by the way, that we have not sought a practical agreement. That is untrue. We have not refused a priori, as you are asking, to consider the offer from the Pope. For the common good of the Society, we would prefer by far the current solution of the statu quo which is an interim solution, but it is obvious that Rome does no longer tolerate that situation.” (Bishop Fellay to the three Bishops, letter dated April 14th 2012),
Yet the three Bishops had been writing: “Bishop Fellay, Father Pflüger and Father Nély, please be careful, you are leading the Society in a direction where it will be impossible for the Society to go back, you are leading the Society to dissensions where a come-back will be impossible, and, should you succeed to reach such an agreement, you would be surrendering the Society to highly powerful destructive influences that the Society will not be able to cope with. If, until now, the Bishops of the Society have been able to protect the Society, it is precisely because Bishop Lefebvre refused a practical agreement. Given that the situation has not changed substantially, given that the condition expressed by the Chapter in 2006 has not materialised (doctrinal change on the part of Rome that would permit a practical agreement), do continue to listen to your founding father.’’
In spite of that, on June 13th 2012, Bishop Fellay went to Rome with the intent to sign the agreement that was 100% practical. If he suffered a setback (he was not able to sign) it was thanks to Rome that added explicitly two conditions that were too grossly inacceptable. On June 13th, it is Benoît XVI who saved us from a suicidal operation. “We express our filial gratitude to the Holy Father for that action”!

Fact number five: the case of the three Bishops

Once the episcopal correspondence was disclosed, Bishop Fellay, on May 11th 2012, confided to the American press (CNS): “I cannot rule out that there might be a split” within the Society (SSPX).
On May 16th 2012, a press release from Vatican City informed that “given the stand taken by the three Bishops, the case of the three Bishops of the Society will have to be handled separately and individually.” On June 8 2012, Bishop Fellay stated to DICI (no. 256), concerning the refusal of his fellow Bishops, of an agreement that would be simply practical: “About their sentiments, I do not rule out the possibility that they might change. […] I believe that if my fellow Bishops see and understand that from legal and practical matters, there is in the Roman proposal a true opportunity for the Society “to restore everything in Christ”, in spite of all the troubles that exist currently in the Church, then they will be in a position to adjust their judgement, – then, that is with the canonical status in hand and with the facts under their eyes. Yes, I believe so, I hope so.”
On June 14th 2012, Vatican City, after having transmitted to Bishop Fellay the project for a personal prelacy, communicated again that “the situation of the three Bishops of the Society will be treated separately and individually.” But, on the same day, Menzingen indicated that, during this two hours meeting that took place between Bishop Fellay and Cardinal Levada: “the situation of the three other Bishops of the Society had not been mentioned.”
Bishop Fellay said he was convinced that the will of the Pope was to give us recognition, without saying the price to pay: “Yes, the Pope himself wants it. I have enough precise evidence of that in my possession that enables me to claim that what I say is true…“ (DICI no. 256). But, on June 14th, after two years of discussions, Menzingen finds out that there remains “doctrinal difficulties” about the “Council Vatican II and the Novus Ordo Missae”. This late discovery is stunning, because it was not needed to read between the lines to know that; what was required was just to be able to read:
“Two fears were mainly opposed to that document […]. First, there was the fear to reduce, so doing, the authority of the Council Vatican II, and to shed some doubt on one of its key decision: the liturgical reform: This fear does not have any ground.”3
“Myself, I have seen, in the years that followed 1988, that, thanks to the come-back of communities previously separated from Rome, their internal climate has changed; that the return in the large and vast common Church enabled to bypass unilateral positions and attenuated strong positions in such a way that, as a result, positive forces have emerged to the benefit of the whole group.”4
How has Bishop Fellay been able to give his preference to his “new friends in Rome”5 against his former and clear-sighted fellow Bishops? Mainly, how is it possible for him to have tried or even accepted to solve the fate of the Society without the three Bishops? Admittedly, during his 18 years as a superior, Bishop Fellay has never betrayed. But during their 25 years as Bishops, our three other Bishops have they ever fell short in the good battle? Then, why did he show contempt for their advice that is prudent and true to the wish of the 2006 Chapter?

Fact number six: deliberate vagueness

“About the response I sent to Rome on April 17th […], I have the impression that this is suitable. In our circle, I believe that it will have to be explained properly, because there are (in that document) expressions or statements that are so much on the ridge line that if you do not have a positive mind or if you put on black or pink glasses, you will see things one way or the other. Then it will be necessary to explain to you that this letter does not change anything to our position. But, if one wants to read the letter in a crooked way, it will be possible to understand this letter the wrong way.” (Bishop Fellay, Brignolles, May 4th 2012 – Nouvelles de Chrétienté no. 135)
If it is possible to read the letter of Bishop Fellay the wrong way, it is because the letter is ambiguous. If the letter suits Rome, it is because it no longer represents the thoughts of the Society, because our thoughts, from a doctrinal point of view, cannot be acceptable to modernist Rome: rejection of Vatican II and its reforms, rejection of the bastard Mass of Paul VI, rejection of the canonisation of Jean-Paul II, …
Bishop Fellay felt “that the Roman authorities” were “too much in a hurry. We would like to put on the brake, but we do not really know where the brake is.” Bishop Fellay thus does not know that the brake to stop Rome is the directives outlined by our founder: “if you do not accept the doctrine of your predecessors, it is useless to talk. As long as you do not agree to reform the Council, taking into account the doctrine of those Popes that are your predecessors, dialogue is not possible. It is useless.6
The person who does not know where the brake is, is he capable to lead others? Shouldn’t his driving licence be withdrawn, for safety reasons?

Fact number 7: Vatican II in the Tradition

“The Pope says that the Council must be viewed in the large tradition of the Church, that it must be understood in the context of the Church. These are statements with which we fully agree, without a doubt.” (CNS, May 11th, 2012); “Many people understand wrongly the Council. […] The Council presents a religious freedom that is a freedom that is very, very limited; […] After the discussions, we found out that the errors that we believed were sourced from the Council, in fact are not sourced from the Council but result from the general interpretation which has been made.” (Bishop Fellay, YouTube, Traditionalist leader talks about his movement, Rome).
This is very far from “I accuse the Council” pronounced by Bishop Lefebvre as “a necessary response to the “I excuse the Council” of Cardinal Ratzinger!”7 When Bishop Fellay writes: “the entire tradition of catholic faith must be the criterion and the guide to understand the teachings of Council Vatican II, which in turn clarifies some aspects of the life and of the doctrine of the Church which are implicitly included in the Church even though not explicitly formulated”8, does he still believe that Vatican II has been “the contrary to the Syllabus”? One of the participants to doctrinal discussions revealed that “about fifteen (15) different formulae” for each text of Vatican II “were successively presented” to the Society to facilitate our acceptance. In spite of that, Bishop Fellay continued to speak up proudly: “it is the Pope who really wants this canonical recognition, he is not laying a trap for us.” (DICI number 256)

Fact number eight: since when is life free of difficulties?

In their apostolate, the Society Saint Peter or the ecclesia Dei are totally subdued to the power of bishops. They have thus no freedom. When they try to open their mouth, immediately their apostolate is taken away from them, it is a dead end for them … it is not the type of solution that we need. We need to enjoy real autonomy … I have received enough words from the Pope that indicate that it is really and truly his will.” (Bishop Fellay, Brignoles, May 4th, 2012); “It remains true – as is the right of the Church – that, to open a new Chapel or to create a Charity, it will be necessary to obtain the permission of the local Church authority. […] Here and there, this difficulty will be real, but since when is life free of difficulty?” (Bishop Fellay, DICI no 256 dated June 8th, 2012)
When a Superior, facing a problem of this magnitude, responds with such thoughtlessness and supports such vagueness: one can only be stunned. Saint Bernard, writing in a filial spirit to Pope Eugene III, was right: “it is a monstrous thing to have a supreme high ranking role fulfilled by a low-grade character”.

Conclusion

All this may be has only been a dreadful misunderstanding and an appalling mistake. Let us pray with generosity holy Pie X for our Superior General. Because it is only by taking a straight line when speaking, by retracting those statements that are crooked and by withdrawing sanctions against those who have been thinking the right way and who dared to speak up (the fathers Abrahamowig, Ceriani, Pfeiffer, Chazal, …) that he will be able to restore trust.

“I am ready and willing, if on one issue or another, it were proved that I am mistaken … I am ready and willing to retract …“ (Bishop Lefebvre, Ecône, June 21, 1978).

The editorial office



1.Of the Congregation for the Bishops, January 21st, 2009.
2.Cor Unum, number 85, October 2006.
3.Letter of Benoît XVI, July 7, 2007.
4.Letter of Benoît XVI, March 10, 2009.
5.Cor Unum number 101, March 2012.
6.Interview with the magazine FIDELITER, September 1988.
7.Bishop Marcel Lefebvre, ils l’ont découronné, page 233, FIDELITER.
8.Father Pflüger, conference dated June 5th 2012 in Saint-Joseph-des-Carmes. Worth reminding that the version of the announcement addressed to Rome on December 15 2008, that went into press and that meant to be read in public by priests, read as follows: “We wholly adhere to all Council until Vatican II for which we express reservations”, whereas the version later corrected by Menzingen, in response to complaints, but negated by Rome, claimed the following: “we accept and adhere all Council until Vatican I. But we can only express reservations about Council Vatican II because the objective of Vatican II was, according to Pope Jean XXIII and Paul VI, to be a Council that would be ‘different from previous Councils’.”


Carta a nuestros colegas sacerdotes

Carta trimestral de contacto entre los miembros

de la Fraternidad San Pío X – Nro 2- Otoño 2012.



Hoy nos proponemos volver sobre una consigna importante dada por nuestro Superior General en el “Cor Unum”, gracias a las reflexiones de un colega en ‘‘antimodernisme.info’’.
“Es muy importante trabajar desde todos los ángulos para favorecer en todos lados los principios prodigiosos que se oponen a la desconfianza, ese gusano roedor y destructor de las relaciones humanas y de todas las sociedades”. (Bernard Fellay, Cor Unum nº 102, verano de 2012).

Primer hecho: la cumbre fijada por Monseñor Lefebvre.

“En esta carta del 17 de abril, retomé el camino que Monseñor Lefebvre había hecho en 1988. (…) Se trataba de una declaración de este tipo: ‘’ reconozco que la nueva Misa es válida, si es celebrada con la intención de hacer eso que hace la Iglesia”. En esta frase, no se dice que es mala, ¡puesto que nosotros lo decimos todo el tiempo!. Se dice, partiendo de la otra vertiente de la cumbre: “es mala, pero si se celebra correctamente, es válida” (Monseñor Fellay, Brignoles, 4 de mayo de 2012- Noticias de Cristiandad nro 135).
Estas dos versiones, ¿corresponden verdaderamente a una misma cumbre? Una es equívoca pero incompleta (misa válida), la otra no lo es (misa ilegítima aunque válida)! “No se anda con rodeos con la verdad” declaraba el abad de Cacqueray; Que se ponga fin a las “triquiñuelas diplomáticas”, decía Monseñor Tissier. En efecto, el vocabulario del enemigo (rito ordinario en lugar de misa ilegítima que favorece la herejía) debe ser denunciado, ya que la aceptación de las palabras prepara la del pensamiento. Se comienza por dejar de denunciar la impostura, después se la banaliza y finalmente se la acepta. Entonces, esta cumbre, ¿corresponde verdaderamente a aquella de Monseñor Lefebvre?
La idea de ellos es llegar a tener la autoridad sobre nosotros como para conducirnos a aceptar el concilio y las reformas conciliares. No han cambiado ni una jota desde el concilio, al contrario, están tanto más fuertes en cuanto que ahora tienen una cierta tradición en Roma… no pueden admitir en su espíritu que nosotros derribamos el anatema sobre todo lo que ellos hacen. Pero, en fin, es la misa que digo todos los días” dijo el cardinal Ratzinger (…) “¿Van a disuadir a los fieles de ir a estas misas?” no soy yo quien haya respondido, fue el abad Laroche: “Sí, es protestante”. “Oh! si es así como Ud. toma las cosas, la comisión va a tener trabajo” dijo. Sí, porque para ellos, el trabajo de la comisión va a ser realizar la reconciliación. (…) No, su intención no ha cambiado porque sus principios no han cambiado (…) Para ellos, no hay más que una Iglesia, la Iglesia del Vaticano II.” (Flavigny, 11 de junio de 1988).

2do hecho: los dos olvidados.

El 24 de enero de 2009, Monseñor Fellay hacía el siguiente comunicado: “La excomunión de los obispos consagrados por Su excelentísimo Monseñor Marcel Lefebvre el 30 de junio de 1988, que fue declarada por la Congregación por un decreto del 1ro de Julio de 1988 y que siempre hemos discutido, ha sido retirada por otro decreto de la misma Congregación, en fecha 21 de enero de 2009, bajo el mandato del papa Benedicto XVI. Expresamos nuestra gratitud filial al Santo Padre por este acto […]
El decreto para el levantamiento de la excomunión Latae sententiae de los obispos de la Fraternidad San Pio X, indica que Monseñor Fellay, en una carta del 15 de diciembre de 2008, “solicitaba de nuevo el levantamiento de la excomunión”. El mismo decreto indica también que el “papa Benedicto XVI – sensible como lo sería un padre en la enfermedad espiritual manifestada por los interesados a causa de la sanción de la excomunión, y confiando en su compromiso, expresado en la carta citada, de no ahorrar ningún esfuerzo en profundizar, durante los coloquios necesarios con las Autoridades de la Santa Sede, las preguntas que quedan en suspenso, de manera de poder conseguir rápidamente una solución plena y satisfactoria del problema planteado en el origen – decidió reconsiderar la situación canónica de los Obispos Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson y Alfonso de Galarreta, creada por su consagración episcopal (….) Deseamos que no sea seguida de la realización rápida de la plena comunión con la Iglesia de toda la Fraternidad San Pío X, atestiguando de esta manera una verdadera fidelidad y un verdadero reconocimiento del Magisterio y autoridad del papa con la prueba de la unidad Visible” 1
El decreto romano no habla ni de Monseñor de Castro Mayer ni de Monseñor Lefebvre. Es absolutamente normal ya que el decreto habla de un levantamiento de la sanción y no de una retirada. Se trata del perdón de “padre” para los hijos arrepentidos que sufren de una “enfermedad espiritual” que viene del “escándalo de la división”. Ahora bien, solo los vivos podían ser objeto de la clemencia papal. La alegría del superior general y su “gratitud filial para con el Santo Padre”, ¿no han sido precipitadas, inoportunas (o fuera de lugar), o ambiguas? Esta “gratitud”, ¿no implica una concesión para con los modernos y una ingratitud hacia esos dos gigantes de la fe cuya memoria continúa siendo ensuciada?
Más todavía, aquel que los “excomulgó”, Juan Pablo II, de siniestra memoria, ha sido (¡Oh! ¡suprema impostura!) “beatificado” y colocado sobre los altares. “Este nuevo clima” ¿podría anunciar verdaderamente “pronto el reconocimiento de los derechos de la tradición católica?”.

3er hecho: de la voluntad propia.

“El capítulo (general) es una persona moral que representa todo el instituto. … El capítulo general tiene más poderes que el superior general que él elige. Puede fijar las leyes o al menos tomar medidas que deben cobrar fuerza hasta el capítulo siguiente. (Naz, Tratado del derecho canónico, Tomo 1, nº 816).-
Ahora bien, la voluntad del Capítulo general de 2006, a propósito de las relaciones con Roma, era doble:
1) “en el caso donde un acuerdo con la santa Sede fuera encarado seriamente, un Capítulo general extraordinario sería convocado para tratar la cuestión.”
2) Los “contactos” que la fraternidad “…mantenga episódicamente con las autoridades romanas” no tienen por objetivo más que “arribar a un imposible “acuerdo” puramente práctico” 2.
Ahora bien, sobre estos dos puntos el superior general ha contradicho públicamente las voluntades de la asamblea.
Monseñor Fellay, quien no se detuvo más que en la firma del protocolo de 1988, descuidó las conclusiones de Monseñor Lefebvre después de 1988. Entre Roma y Menzingen, en tanto que no había “sí”, se volvió a discutir para llegar a un acuerdo “puramente práctico”. El signo de la Providencia así seguido o la voluntad de Dios buscada no era más que en un sentido: aquel de la propia voluntad del superior general. Para eso, rechazó o sancionó las voces opuestas. Se privó de los consejos proferidos guardando en secreto los términos de la discusión bajo pretextos falaces (el secreto permitía denunciar toda oposición como siendo fundada sobre rumores). Monseñor Fellay también había confiado en privado a los padres de Austria, entre el 17 y el 20 de mayo: “el Capítulo general de julio no se reunirá para discutir la aceptación del acuerdo sino simplemente para tomar conocimiento de los nuevos estatutos de la fraternidad”. Pero estos propósitos seguidamente fueron desmentidos por Monseñor Fellay. Porque como lo decía este último al Abad Ceriani, el 17 de febrero de 2009 en Flavigny: “Ud. comprende, Sr. Abad, todo aquello no es más que política”. O como precisaba el Abad Pflüger el 29 de setiembre de 2011 en Hattensheim: “La diplomacia juega aquí un rol importante”.

4to hecho: el bien común de la fraternidad

“Se observa en el pasaje que no hemos buscado un acuerdo práctico. Esto es falso. No hemos rechazado a priori como Uds. lo piden, considerar el ofrecimiento del Papa. Para el bien común de la fraternidad, preferimos lejos la solución actual del status quo intermediario, pero manifiestamente Roma no lo tolera más”. (Monseñor Fellay a los tres obispos, Carta del 14 de abril del 2012).
Ahora bien, los tres obispos habían escrito: “Monseñor, Señores abades, tengan a bien prestar atención, Vosotros conducís la fraternidad a un punto donde ya no podrá dar marcha atrás, a una discusión sin retorno. Si llegan a tal acuerdo, a tales influencias destructivas y poderosas, la fraternidad no las podrá soportar. Si, hasta el presente, los obispos de la fraternidad lo han protegido, es precisamente porque Monseñor Lefebvre ha rechazado un acuerdo práctico. Pues, la situación no ha cambiado sustancialmente, toda vez que la condición emitida por el Capítulo de 2006 no fue anulada (cambio doctrinal de Roma que permitía un acuerdo práctico), escuchad todavía a vuestro fundador”.
A pesar de eso, el 13 de junio de 2012, Monseñor Fellay fue a Roma con la intención de firmar el acuerdo puramente práctico. Si él fracasó (no pudo firmar) esto fue gracias a Roma quien volvió a añadir explícitamente dos condiciones demasiado groseramente inaceptables. El 13 de Junio fue Benedicto XVI quien nos salvó de la operación suicida. “Expresamos nuestra gratitud filial al Santo Padre por este acto”!

5to hecho: El caso de los otros tres obispos

Después de la divulgación de las correspondencias epistolares episcopales, Monseñor Fellay, el 11 de Mayo del 2012, confió a la prensa americana (CNS): “No puedo excluir que haya una escisión” de la fraternidad San Pío X.
El 16 de mayo de 2012, un comunicado de la ciudad del Vaticano hacía saber que “dada la posición tomada por nosotros, el caso de los otros tres obispos de la fraternidad deberá ser tratado separada e individualmente”. El 8 de junio del 2012, Monseñor Fellay declaraba a DICI (nº256), sobre la negativa de sus colegas de un acuerdo puramente práctico: “sobre su posición, no excluyo la posibilidad de una evolución….Pienso que si mis colegas vieran y comprendieran que por hecho y derecho hay en la proposición romana una verdadera posibilidad para la fraternidad de “restaurar todo en Cristo”, a pesar de todos los problemas que subsisten hoy en día en la Iglesia, podrían reajustar su enjuiciamiento, es decir, con el Estatuto Canónico en mano y los hechos a la vista. Sí, lo pienso, lo espero”.
El 14 de junio de 2012, la ciudad del Vaticano después de haber remitido el proyecto de la prelatura personal a Monseñor Fellay hacía saber de nuevo que “la situación de los otros tres obispos de la fraternidad será tratada separada e individualmente”. Pero el mismo día, Menzingeng indicaba que fuera de este encuentro de dos horas entre Monseñor Fellay y el cardinal Levada, no había sido “cuestionada la situación de los tres obispos de la fraternidad”.
Monseñor Fellay dijo estar persuadido por la voluntad del Papa de reconocernos sin decirnos a qué precio: “Sí, es el Papa quien lo quiere. Tengo suficientes elementos precisos en mi posesión para afirmar que esto que digo es verdad…” (DICI nª256). Pero, el 14 de junio, después de dos años de discusión, Menzingeng descubre que residen “dificultades doctrinales” sobre el “Concilio Vaticano II y el Novus Ordo Missae”. Este descubrimiento tardío es fuertemente sorprendente ya que no era necesario leer entre líneas para saberlo; era suficiente saber leer.
Dos temores se oponían más directamente a este documento… en primer lugar, está el temor de disminuir de esta manera la autoridad del Concilio Vaticano II, y de poner en duda una de sus decisiones esenciales: la reforma litúrgica. Este temor no estaba fundado”.3
“Yo mismo vi en los años que siguieron a 1988, que gracias al retorno de las comunidades anteriormente separadas de Roma, su clima interno cambió; que el retorno en la gran y vasta iglesia común hizo sobrepasar las posesiones unilaterales y atenuó las asperezas de modo que emergieron fuerzas positivas para el conjunto”. 4
¿Cómo pudo Monseñor Fellay dar su preferencia a sus “nuevos amigos en Roma5 contra sus ancianos clarividentes colegas en el episcopado? Sobre todo, ¿cómo pudo tentar o aceptar regular la salida de la fraternidad sin los tres obispos? En efecto, en 18 años de superioriato, Monseñor Fellay jamás traicionó. Pero en 25 años de episcopado, nuestros tres otros obispos, ¿ya han fallado en el buen combate? En ese caso, ¿por qué despreciar su opinión prudente y conforme a la voz del Capítulo del 2006?

6to hecho: la imprecisión artística

“A propósito de la respuesta que envié el 17 de abril a Roma (…) tengo la impresión de que es conveniente. Entre nosotros, pienso que será necesario explicar, como es debido (en este documento) expresiones o declaraciones que hay sobre la cumbre, que si Ud. está torcido o según si se pone anteojos negros o rosados, las ve de una forma u otra. Entonces, será necesario que Ud. explique bien que esa carta no cambia absolutamente en nada nuestra posición. Pero que, si se quiere leerla atravesadamente, se llegará a comprenderla atravesadamente”. (Monseñor Fellay, Brignoles, 4 de Mayo del 2012- noticias de Cristiandad nº135).
Si se llega a leer atravesadamente la respuesta de Monseñor Fellay, es porque ella es ambigua. Si la respuesta conviene a Roma es porque no representa más la posición de la fraternidad, ya que nuestra posición no puede convenir doctrinalmente a la Roma modernista: rechazo del Vaticano II y de sus reformas, rechazo de la misa bastarda de Pablo VI, rechazo de la canonización de Juan Pablo II.
Monseñor Fellay creía “que las autoridades romanas” estaban “demasiado presionadas. Se quisiera alcanzar la palanca de freno, pero no se sabe bien dónde está”. Monseñor Fellay no sabe entonces que el pedal para frenar a Roma son las directivas dejadas por nuestro fundador: “Si Uds. no aceptan la doctrina de vuestros predecesores, es inútil hablar. Ya que no se han puesto de acuerdo para reformar el Concilio, considerando la doctrina de esos papas que os han precedido, no hay más diálogo posible. Es inútil.” 6
Aquél que no sabe dónde está el pedal de freno, ¿es apto para conducir a los otros? ¿No se debería para mayor seguridad, retirarle su permiso?

7mo hecho: El Vaticano II en la tradición

“El Papa dice que el concilio debe ser reemplazado en la gran tradición de la Iglesia, que debe ser comprendido en acuerdo con ella. Estas son declaraciones con las cuales nosotros estamos completamente de acuerdo, enteramente, absolutamente” (CNS 11 de Mayo de 2012); “muchos son esos que comprenden el concilio al revés … El concilio presenta una libertad religiosa, que es una libertad muy, muy limitada….; después de las discusiones, nos hemos dado cuenta de que los errores que nosotros creíamos como resultantes del concilio, de hecho no son más que resultantes del mismo pero de la común interpretación que se ha hecho de él” (Monseñor Fellay, youtube, líder tradicional habla sobre su movimiento, Roma).
Estamos muy lejos del “yo acuso al concilio” de Monseñor Lefebvre, “respuesta necesaria al yo excuso al Conciliodel Cardenal Ratzinger!”7. Cuando Monseñor Fellay escribió: “la tradición entera de la fe católica debe ser el criterio y la guía de comprensión de las enseñanzas del Concilio Vaticano II, el cual a su vez aclara ciertos aspectos de la vida y de la doctrina de la Iglesia implícitamente presentes en ella, todavía no formulados” 8, ¿cree todavía que el Vaticano II ha sido un “contra Syllabus”? Uno de los participantes en las discusiones doctrinales reveló que una “quincena de fórmulas de adhesión” a todos los textos del Concilio Vaticano II había sido “propuesta sucesivamente” a la fraternidad. Pero Monseñor Fellay continuaba pregonando “es el Papa quien quiere verdaderamente este reconocimiento canónico, no nos lo propone como una trampa”.

8vo hecho: ¿desde cuándo la vida no tiene dificultades?

“En el apostolado, la fraternidad San Pedro o las Ecclesia Dei están completamente bajo el poder de los obispos. No tienen, entonces, ninguna libertad. Si tratan de abrir la boca, inmediatamente no tienen más apostolado, se terminó. No es el tipo de solución necesaria para nosotros. Es necesario que se tenga una verdadera autonomía…. Tengo suficientes palabras del Papa que muestran que esto es en verdad su voluntad” (Monseñor Fellay, Brignoles, 4 de Mayo del 2012); “resulta cierto –como es el derecho de la Iglesia- que para abrir una nueva capilla o fundar una obra, sería necesario tener el permiso por lo general local. Acá o allá, esta dificultad será real, pero ¿desde cuando la vida no tiene dificultades?”(Monseñor Fellay, DICI nº256, 8 de junio de 2012).
Cuando un superior, frente de un problema tan grave, demuestra tal ligereza y conlleva tal imprecisión, se está estupefacto. San Bernardo, escribiendo fielmente al Papa Eugenio III, tenía razón: “es una cosa monstruosa tener un rango supremo y un carácter bajo”.

Conclusión

Todo esto no pudo haber sido más que un horrible malentendido y un temible qui pro quo. Oremos generosamente a San Pío X por nuestro superior general. Porque sólo un discurso derecho, una retractación de propósitos retorcidos y el abandono de sanciones contra esos que vieron claro y que hablaron (Abad. Abrahamwig, Ceriani, Pfeiffer, Chazal…), podrán restablecer la confianza.
“Estoy dispuesto cuando, en un momento u otro, sea claro que yo me haya equivocado… Estoy dispuesto para retractarme….” (Monseñor Lefebvre, conf. en Econe, 21 de junio de 1978).

La Redacción



1.De la Congregación para los obispos, 21 de enero de 2009.
2.Cor Unum, n°85 octubre de 2006.
3.Carta de Benedicto XVI, 7 de julio de 2007.
4.Carta de Benedicto XVI, 10 de marzo de 2009.
5.Cor Unum n° 101, marzo de 2012.
6.Entrevista en la revista Fideliter, septiembre de 1988.
7.Mgr Marcel Lefebvre, ils l’ont découronné, p. 233, Fideliter.
8.Abad Pflüger, conferencia del 5 de junio de 2012 en Saint-Joseph-des-Carmes. Recordemos que la versión del comunicado dirijido a Rome el 15 de diciembre de 2008, aparecido en la prensa y leído al público por los Obispos , decía : « Hacemos nuestros todos los concilios hasta el Vaticano II, al cual expresamos reservas», mientras que la versión corregida por Menzingen, seguida a los reclamos pero jamás negada por Roma, afirmaba : « Aceptamos y hacemos nuestros todos Concilios hasta el Vaticano I. Pero no podemos más que tener reservas al sujeto del concilio Vaticano II ».