vendredi 23 novembre 2012

Commentaire du compte-rendu de la réunion des prieurs avec Mgr Fellay le 9 novembre 2012


Commentaire du compte-rendu de la réunion des prieurs avec Mgr Fellay 
le 9 novembre 2012

Par des fidèles de la Fraternité saint Pie X




Une fois de plus, à cause de cette habitude du secret, nous allons être obligés de commenter un rapport officieux qui n’a pu être vérifié. Cependant, nous ne pouvons passer à côté de ces informations et si ce rapport contenait des erreurs, nous ne doutons pas que certains participants de la réunion s’empresseront de les rectifier.

Le compte-rendu de la réunion, que l’on peut lire sur le site Stageiritès commence ainsi :

1er point :

Mgr Fellay aurait déclaré : « Le texte du Vatican [de la Commission Ecclesia Dei du 27 octobre 2012] [mentionnant une lettre du ] 6 septembre est une erreur de leur part. Il n’y a pas eu d’autre courrier de la part de la FSSPX que celui de la déclaration du chapitre de juillet, qui rend impossible un accord tel que Rome le souhaite. »
Cela signifie donc  que Monseigneur Fellay nie avoir envoyé un courrier à Rome après la mi-juillet 2012. Le dernier courrier, dit-il est la déclaration du chapitre accompagnée des six conditions. Son sermon du 1er novembre donne en effet cette précision : « J’avais envoyé à Rome les documents du Chapitre général, notre Déclaration finale qui est claire, et nos conditions pour éventuellement, lorsque cela viendra, être d’accord sur une possible reconnaissance canonique. »

Lisons à présent le communiqué « erroné ?» du Vatican :

« La Commission pontificale Ecclesia Dei annonce aujourd'hui que, dans sa dernière correspondance (6 septembre 2012), la Fraternité sacerdotale St Pie X a fait savoir qu’elle avait besoin d’un temps supplémentaire de réflexion et d’étude pour préparer sa réponse aux dernières propositions du Saint-Siège. »
Ce texte est-il faux ? Y a-t-il erreur ou mensonge ? Si oui, de la part du Vatican ou de Mgr Fellay ? Est-ce important ou non de connaître la réponse à ces questions ?

Il nous semble que cela peut être important, car cette lettre du 6 septembre, si elle existe, aurait été écrite la veille même de la conférence d’Ecône, au cours de laquelle Mgr Fellay aurait dit qu’il avait été trompé par Benoît XVI, qu’on ne pouvait rien faire de bon avec lui et que du vivant de ce pape, il n’y aurait très probablement pas d’accord. Alors évidemment, si la veille de ces propos Mgr Fellay écrivait à Rome qu’il voulait encore réfléchir pour étudier les propositions romaines et qu’on lui laisse un temps supplémentaire, les propos tenus à la conférence d’Ecône ne deviennent plus du tout crédibles et apparaissent comme une comédie…

Il semble énorme que le Vatican ait pu faire une erreur non seulement sur la date de la lettre mais aussi sur le contenu de la lettre. Le Vatican aurait donc rêvé une lettre imaginaire demandant un temps d’étude et de réflexion. Il aurait imaginé que la Fraternité lui demandait cela, alors qu’il n’en serait rien, d’après Mgr Fellay. Il y aurait donc une double erreur du Vatican : l’une sur la date du dernier courrier et l’autre sur un contenu imaginaire qui n’aurait jamais existé : la demande d’un sursis. Il nous paraît impossible qu’une pareille double erreur ait été faite par des professionnels qui destinent ce communiqué au monde entier. Il y a donc à notre avis un mensonge.

Maintenant examinons de qui provient ce mensonge ? Du Vatican ou de Mgr Fellay ?

[ndlr : Il est possible également que cette phrase du rapport publié par Stageiritès soit fausse ou inexacte, ayant été déformée par un abbé par exemple, mais, dans ce cas, il sera facile à Mgr Fellay ou à un prieur de nier, en publiant un démenti, que ces paroles aient été prononcées. Si rien n’est nié, nous partirons du principe que c’est vrai. Nous avons déjà utilisé cette méthode pour traiter de l’authenticité des six conditions et elle s’est avérée bonne.]

Le mensonge provient-il du Vatican ? S’il provient du Vatican, parce que par exemple, celui-ci voudrait absolument relancer les discussions, il sera aisé pour Mgr Fellay de publier un communiqué officiel, niant avoir écrit une lettre le 6 septembre et niant avoir demandé un sursis, et disant que sa réponse est définitive : il refuse les propositions de Rome.

Le mensonge provient-il de Mgr Fellay ?

La raison en serait toute trouvée : demander un temps de réflexion supplémentaire au Vatican, la veille du jour où l’on affirme que tout est fini avec Benoît XVI, revient à prouver que la réunion du 7 septembre à Ecône n’était qu’un tissu de mensonges. Mgr Fellay, pour ne pas être accusé d’être de mauvaise foi par les membres de la Fraternité, aurait donc pu se trouver "acculé" à un nouveau mensonge (dire qu’il n’y a pas eu de lettre, à part celle de la fin du Chapitre) pour sauvegarder la crédibilité des mensonges de la réunion d’Ecône.

En effet, à l’issue du Chapitre, le Vatican avait demandé à Mgr Fellay une prise de position officielle :

Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège
sur la déclaration du chapitre de la FSSPX
19 juillet 2012
"Le chapitre général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, qui s'est terminé ces jours-ci, a publié une Déclaration (...) Le Saint-Siège a pris acte de cette déclaration, mais attend la communication officielle annoncée par la Fraternité sacerdotale pour la continuation du dialogue entre la Fraternité et la Commission Ecclesia Dei."

Il paraîtrait donc étrange que Mgr Fellay, si respectueux et obéissant envers les autorités romaines, dédaigne cette demande et n’en fasse qu’à sa tête. Il est donc probable qu’il a en effet écrit à Rome, en plus de l’envoi qu’il a fait de la Déclaration du Chapitre et des six conditions, avant la publication officielle du 19 juillet 2012 [ndlr : Rappelons le communiqué suivant, du 16 juillet 2012 : "Le communiqué de la Maison générale du 14 juillet 2012 annonce clairement que cette déclaration sera préalablement adressée à Rome, avant d’être rendue publique. C’est l’ordre normal, et il n’y sera pas dérogé"]. Mgr Fellay a donc écrit à Rome entre le 14 et le 19 juillet 2012. Le 19 juillet, la Déclaration du Chapitre était publiée officiellement et le même jour Rome réclamait une prise de position officielle de la Fraternité. Il est donc plus que probable que Mgr Fellay a écrit de nouveau, ne serait-ce que "par obéissance", pour demander ce que révèle à présent le communiqué de la Commission Ecclesia Dei  : un délai supplémentaire de réflexion sur la proposition romaine du 13 juin 2012.

Si tout se passait publiquement par communiqués, nous ne nous poserions pas toutes ces questions et la confiance règnerait. Comme ce n’est pas le cas et que toutes les apparences sont contre lui, nous en sommes réduits une fois de plus à avoir de forts soupçons sur la sincérité de Mgr Fellay. Qu’il publie donc des communiqués officiels précis et systématiques, et la communication s’en trouvera améliorée.

2ème point du compte-rendu :

« Mgr Fellay a renouvelé ce qu’il avait dit à Ecône le 7 septembre 2012 : il s’est trompé concernant le Pape, il annule son texte d’avril qui a fait polémique. »

Cette annulation officieuse et répétée du Préambule doctrinal (toujours secret !) du 15 avril 2012 ne nous rassure pas du tout : tout d’abord parce que l’annulation n’est pas publiée officiellement. Ces paroles orales n’ont aucune valeur car les fidèles ne les ont pas entendues. Aucun enregistrement n’a été publié. Les rétractations faites en secret, bien loin de ranimer notre confiance, ne font au contraire qu’augmenter notre méfiance. Mgr Fellay sait que certains membres du clergé auraient pu être tentés de suivre les abbés Pfeiffer, Chazal et Hewko et Mgr Williamson. Il est commode les faire ainsi tenir tranquille et de calmer leurs scrupules par quelques paroles orales sans valeur, tout en maintenant les fidèles sous l’influence de textes doctrinalement faux.

Des déclarations graves, doctrinalement incorrectes ont été faites publiquement. Une réparation publique doit donc être faite. Mgr Fellay est peut-être bien intentionné en faisant ces réunions où il se rétracte, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser que quelqu’un qui voudrait détruire la Fraternité, ne s’y prendrait pas autrement. Tant que la déclaration doctrinale du 15 avril n’est pas officiellement et publiquement annulée, elle a toujours force de loi, car nous avons un document enregistré, la conférence de l’abbé Pfluger à St Joseph des carmes, le 5  juin 2012 .

De plus, il ne suffira pas de dire, « nous annulons cette déclaration », car les fidèles et les prêtres pourraient interpréter de façon sous-entendue : « c’est pour des raisons diplomatiques que nous l’annulons. » Pour l’instant, c’est de cette façon que Mgr Fellay semble présenter cette rétractation, d’après le rapport de réunion du 9 novembre, puisqu’il dit qu’il annule ce texte qui a fait "polémique". Ce n’est pas parce qu’un texte fait polémique qu’il faut l’annuler. Mgr Lefebvre a lui aussi publié de nombreux textes qui ont fait polémique et qui étaient très bons. Non. Ce texte est un PREAMBULE DOCTRINAL : il faut l’annuler s’il est faux. Il faut le maintenir, s’il est vrai. Ce n’est pas au plan diplomatique qu’il faut le considérer, mais au plan doctrinal.

Pour annuler ce texte, il faudra donc dire : « nous demandons pardon aux fidèles d’avoir écrit ces erreurs doctrinales qui les ont gravement troublés. Il est clair que nous ne pouvons accepter ni Vatican II, ni le magistère postérieur à Vatican II, à la lumière de la Tradition. Vatican II n’a pas « illuminé certains aspects de la vie et de la doctrine de l'Eglise qui étaient présents en elle, sans être encore formulés », contrairement à ce que disait la déclaration. J’ai eu tort de vous dire de prendre des lunettes roses pour interpréter cette déclaration doctrinale. Elle comportait des éléments faux et ambigus. Selon les paroles même de Notre-Seigneur, cette déclaration venait donc du démon : « que votre oui, soit oui, que votre non soit non : tout le reste vient du démon. »

3ème point du compte-rendu :

« L’exclusion de Mgr Williamson n’a rien à voir avec une exigence de Rome. Il y a des difficultés avec lui depuis fort longtemps, comme par exemple le soutien à l’IBP ou le blog interdit. »

C’est peut-être vrai, c’est peut-être faux. Mais nous savons que cette exclusion a été saluée comme une "bonne nouvelle" (cf. i media) par le Vatican et comme « une décision qui facilitera les discussions avec Rome » par l’abbé Andreas Steiner en Allemagne.
Rappelons que le Vatican en février 2009 en la personne de son numéro 2, le cardinal Tarcisio Bertone, était intervenu pour demander à Mgr Williamson de " prendre sans équivoque et publiquement ses distances avec ses déclarations sur la Shoah avant d'être admis aux fonctions épiscopales dans l'Eglise catholique ". Rappelons également qu’en date du 16 mai dernier, la Commission Ecclesia Dei dans un communiqué de presse annonçait que « la situation des trois autres évêques de la Fraternité sera traitée séparément et individuellement».

Notons que Mgr Williamson est le seul des quatre évêques qui se soit clairement et officiellement opposé à la Déclaration du Chapitre et aux six conditions : il nous semble bien que c'est pour cela qu'il est chassé.

Concernant le soutien présumé de Mgr Williamson à l’IBP, voici ce que Mgr Williamson a dit dans son sermon du 17.10.2004 (NB : l'IBP a été fondé en 2006, donc en 2004, Mgr Williamson ne pouvait soutenir un institut qui n'existe pas). A notre connaissance, il n'y a pas eu d'autre soutien public à l'abbé Laguérie que cette déclaration assez modérée et nuancée, faite en 2004 :

Je peux toujours me tromper sur la façon de dire (...) j’ai eu le temps de me familiariser avec certains aspects de cette crise qui menace la Fraternité, et c’est pour cela que je prends sur moi d’en parler. Si ce n’était pas une petite chose je n’en parlerai pas. Mais c’est quelque chose. (...) Et si l’autorité et l’obéissance sont séparées ou sont détournées de la vérité, on a un problème qui ne se règlera pas, rien qu’avec l’obéissance et l’autorité.”

Il est dans la nature de la Fraternité d’être comme un canot de sauvetage ; un canot de sauvetage est vulnérable. (...) Et si mes chers amis, vous et moi, nous faisons chavirer la Fraternité Saint Pie X par nos agissements, par nos guerres, nos querelles justes et toujours sous apparence de bien,...alors si nous nous battons au nom d’une bonne cause, si nous nous battons, supposons contre le Jansénisme ou contre la tendance jansénisante (...) Alors cette fois-ci des passagers à bord du canot peuvent très bien dire : “la Justice exige ceci, moi on me refuse mes droits, moi il ne peut être question seulement d’obéissance” - il a raison, il a raison, il a raison, pour cela il va se battre et faire chavirer le canot, en sorte que tous meurent dans les eaux glacées. (...) Eh ! bien, de la part des passagers il faut savoir se maîtriser et ne pas partir en guerre même si le capitaine se trompe parce que (...) on risque non seulement sa propre vie, on risque la vie de tous les passagers dans le canot. (...) Alors pour les passagers qu’ils ne se déchaînent pas, qu’ils sachent se maîtriser. (...) Si les autorités vont comprendre...Qu’est-ce que doivent comprendre les autorités ? Qu’il y a une question de vérité, qu’il y a une question de fausse spiritualité et que cette question de fond ne se règlera pas avec l’obéissance et l’autorité. (...)
Dans une situation normale le capitaine peut frapper et faire ce qu’il veut, parce qu’il sait que s’il fait de l’arbitraire, il y aura toujours une instance au-dessus de lui, dans la grande structure de l’Eglise pour sauver la victime de son arbitraire, de l’arbitraire du capitaine. (...) Mais dans le canot de sauvetage on ne peut pas y aller comme cela : c’est différent. Alors faire semblant que dans le canot de sauvetage, tout est comme dans une congrégation ordinaire dans les temps ordinaires de l’Eglise, c’est se faire des illusions sur la réalité.
Alors que les autorités y aillent doucement, comme saint Pierre. (…) et que les passagers y aillent de leur côté aussi doucement.”

Exclure cet évêque pour une réflexion qu’il a faite dans un sermon, il y a huit ans, avant la création de l’IBP, cela n’est pas plausible. Le « soutien à l’IBP » n’est donc pas la vraie raison de cette exclusion.

Quand Mgr Fellay parle du blog de Mgr Williamson, nous savons que depuis plus d'une année, Mgr Williamson a fermé son blog Dinoscopus au public sous l’injonction du Supérieur Général. Il a seulement maintenu une lettre privée qu'il envoyait aux abonnés par Internet. Mgr Fellay confond-il l'ancien blog avec la lettre privée "Kyrie Eleison" ? Ce sont pourtant deux choses différentes…

4ème point du compte-rendu :

Lors de cette réunion avec Mgr Fellay, certains abbés ont posé des questions : « Abbé n°1 : demande la production d’un document doctrinal explicite de la part de Menzingen, comme le faisait Mgr Lefebvre, notamment contre Vatican II, la nouvelle messe et le magistère actuel. Réponse de Mgr Fellay : un texte est en préparation. (Mais il veut qu’il soit diplomatique…) »

Commentaire :
Tant que Mgr Fellay cherchera à faire de la diplomatie, la Fraternité sera divisée et nous n’aurons pas confiance. Nous n’avons pas besoin de diplomates, mais d’apôtres qui prêchent la vérité clairement, à temps et à contretemps. Saint Jean-Baptiste était-il diplomate avec les pharisiens, lorsqu’il les traitait de « race de vipère » ? Et Notre-Seigneur, quand il les appelait « sépulcres blanchis » ? Saint Pie X, dans Pascendi dit que les modernistes essayent de détruire l'Eglise avec un art "souverainement perfide"... Quant à Monseigneur Lefebvre, il disait que le cardinal Ratzinger était un "hérétique" ! La diplomatie de ces personnes n'est pas leur fort ! Et parmi elles, on compte deux saints canonisés et le Verbe Incarné Lui-même !

Nous ne voulons pas de diplomatie. Nous voulons la vérité, affirmée clairement, en phrases non ambiguës car « tout le reste vient du démon ».

Une autre chose nous choque, car cela montre une négligence grave vis-à-vis des âmes : depuis le 5 juin 2012, les fidèles de la Fraternité sont sous l’influence d’un texte gravement erroné, le Préambule doctrinal du 15 avril révélé en partie par l’abbé Pfluger. Mgr Fellay ne corrige rien officiellement, alors que les âmes sont mises gravement en danger par ce texte ! Cela fait 5 mois et demi ! Pourquoi ne s’est-il pas empressé de corriger ce texte, s’il pensait qu’il était mauvais ? Réponse évidente : c’est parce qu’il ne le trouve pas mauvais, tout simplement.

5ème point du compte-rendu :

« Abbé n°2 : demande la réparation de la « confiance brisée ». Réponse de Mgr Fellay : il en est conscient et a dit que cela prendrait du temps. »

Questions : Mgr Fellay pense-t-il vraiment que l’interdiction de recevoir les sacrements qui frappe aux Etats-Unis certains fidèles hostiles aux accords pratiques, l'exclusion de Mgr Williamson et celle maintenant de l’abbé Hewko, pense-t-il vraiment que tous ses actes, qui sont loin d’être anodins pour l’avenir, vont redonner confiance aux prêtres et aux fidèles ? Pense-t-il vraiment en outre que ses récents sermons où il distille une nouvelle vision sur l'église conciliaire opposée à celle qu’avait Mgr Lefebvre vont nous redonner confiance ? Pense-t-il vraiment que le maintien des six conditions décidées par la majorité du Chapitre est de nature à rassurer les fidèles ?

Malheureusement il se pourrait qu’il redonne confiance à ceux qui veulent bien se laisser berner une autre fois et qu'il endorme ainsi la majeure partie du petit troupeau.

La nouvelle direction doctrinale imprimée à la Fraternité va changer les mentalités sans qu'elles s'en rendent compte et quand le fruit sera mûr, Rome n'aura plus qu'à le cueillir. Comme le disait le GREC (dont un membre fondateur est l’abbé Lorans) dans une lettre du 20 octobre 2008 envoyée au Saint Père pour demander « la levée des excommunications qui pèsent sur les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988 » : « nous pensons que la levée des excommunications enclencherait un processus inéluctable d’approche en vue d’accords entre le Saint-Siège et la FSSPX, ou au moins d’accords avec une grande partie des prêtres et fidèles de la FSSPX !» (cf : Pour une nécessaire réconciliation du Père Lelong, p. 52, éd. : NEL)

Oui, le processus INELUCTABLE est lancé et avance « en vue d’accords entre le Saint-Siège et la FSSPX, ou au moins d’accords avec une grande partie des prêtres et fidèles de la FSSPX ! ». Et nous savons avec certitude, qu’avec ces accords viendra la mort de la Fraternité, qui se libéralisera, comme l’abbé Laguérie s’est finalement libéralisé  (il nous en a donné la preuve dans sa dernière interview de Monde&Vie du 20 octobre 2012), comme Mgr Fellay s’est libéralisé, avant même d’être rallié (il nous en a donné la preuve entre autres par cette citation du Préambule doctrinal du 15 avril 2012, révélée à St Joseph des Carmes le 5 juin 2012 par l'abbé Pfluger).