mardi 9 octobre 2012

LETTRE DE PRÊTRES DU DISTRICT D’AMÉRIQUE DU SUD ET DU MEXIQUE A L'OCCASION DE L'ARRIVÉE DE MONSEIGNEUR FELLAY EN ARGENTINE


 
LETTRE DE PRÊTRES DU DISTRICT D’AMÉRIQUE DU
 SUD ET DU MEXIQUE A L'OCCASION DE L'ARRIVÉE DE
 MONSEIGNEUR FELLAY EN ARGENTINE
Cette lettre circule actuellement dans différents pays d'Amérique latine. Traduction par le blog Avec l'Immaculée.
 
 
Source : publication le 6 octobre sur le Forum non possumus - Mexique

 
«Voici le méchant en travail de l'iniquité;

Il a conçu le malheur

Et il enfante le mensonge ... » Psaume VII.15

 
Nous sommes un groupe de prêtres des districts d'Amérique du Sud et du Mexique. Avec le respect dû à votre épiscopat, pour le bien commun et le bien de votre âme, nous vous prions d’avoir le courage de vous excuser, vis-à-vis des évêques, des prêtres et des fidèles de vos erreurs dans le gouvernement de la Fraternité et de démissionner pour mettre fin à cet enfer de tromperies, de manque de clarté doctrinale et de manque de courage dans la défense de la Tradition. Il est clair que vous n'avez aucune autorité morale pour mener la lutte contre le modernisme. Comment un évêque, gardien de la Foi, peut-il se permettre de minimiser les erreurs nuisibles du concile Vatican II ? Comment l'homme qui est le chef de la Tradition peut appeler le pape Benoît XVI un homme « intègre », alors qu’il continue à enseigner des hérésies ? Et cette maladie est contagieuse : nous avons parmi nous des prêtres qui prêchent sur les « bons côtés » du Concile, la nécessité de « revenir » à l'église… Ils ne parlent plus de l'Eglise du Christ, par opposition à l’église conciliaire, mais ils les présentent comme une même Église.

Jamais en 42 ans nous n’avons vécu en un tel état de méfiance, d'insécurité, d'espionnage, de peur d'expulsion ou de « mutations punitives ». Ce qui était autrefois une famille religieuse est devenu un département stalinien, où l’on a peur de nommer notre Fondateur, au point d'avoir à se protéger par l'anonymat. Il n’y a plus aucune confiance envers les supérieurs ou envers les confrères ; la plupart d’entre nous passent leur temps à collecter des informations cachées, en utilisant des noms de code pour survivre à la persécution déclenchée par le simple fait de s'opposer à ce gâchis causé par la lubie de contredire notre vénéré Monseigneur Lefebvre.
Le message que vous nous apportez [en Argentine] ne nous intéresse pas. Le problème essentiel est que vous pensez et travaillez comme un moderniste, vous agissez comme un libéral, vous allez de contradiction en contradiction, de mensonge en mensonge, et cela se manifeste depuis que vous "avez décidé de vous tourner vers le pape " le Pape "intègre", et vous considérez, selon vos propres mots, que le Christ parle par sa bouche ! Quelle crainte filiale  pourrions-nous avoir envers vous ? Comment faire pour restaurer la confiance perdue, si vous vous moquez de notre fondateur, si vous vous moquez de la confiance des prêtres et des fidèles... Confiance qui, chaque jour, baisse davantage. Combien de temps encore devrons-nous leur mentir et leur dire que tout va bien dans la Fraternité ? Nous avons perdu notre crédibilité et notre force dans la lutte contre l'erreur. Nous ne savons pas qui en est responsable, mais certainement pas le Dieu de Vérité. Ayez le courage et l'honnêteté de nous de nous laisser en paix, afin de ne pas causer des dommages supplémentaires.

 Notre-Dame de Guadalupe, Impératrice de l’Amérique, priez pour nous !

 
Vive le Christ-Roi !