jeudi 13 septembre 2012

Réponse de Father Richard Voigt

 
Réponse à un renvoi illégal.
Réponse de Father Richard Voigt, un des cinq prêtres de la communauté de Father Pfeiffer, suite à l'expulsion de certains de ces prêtres de la Fraternité St Pie X. Publiée par Cantate Domino sur Ignis ardens. (script et lien à la fin de l'article)
Traduction d'InDominoSperavi, du blog Avec l'Immaculée
Lorsque la Fraternité a imprimé une brochure intitulée « La vraie obéissance », elle a fait valoir que dans la mesure où Rome était désobéissante à la Tradition (qui a pris fin avec la mort de l'apôtre saint Jean, pour l'édification de tout le monde), alors la réponse correcte des fidèles devait être d’être désobéissants à la désobéissance. Cette action nous ferait obéissants à la volonté de Dieu. Ainsi, un membre d'une société religieuse prononce les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance à un supérieur religieux qui remplace le Recteur général ou le Supérieur général. Cet acte est un acte solennel, mais il confère également au religieux une triple liberté.
 
Tout d'abord, le religieux est libéré des soucis d'argent, car la congrégation assume son hébergement et prend soin de ses besoins spécifiques. Deuxièmement, il est libéré de la procréation physique et entre dans une procréation spirituelle en sauvant des âmes pour le royaume de Dieu. Troisièmement, il n’a plus à suivre sa volonté propre dans les questions qui concernent l'apostolat. Il est envoyé comme les apôtres ont été envoyés, afin de faire la volonté de Dieu exprimée par le supérieur légitime. Il y a une exception : nous ne sommes pas des robots envers la règle mais des prêtres et des frères capables de penser par nous-mêmes qui suivons la volonté du supérieur quand elle est en union avec la volonté de Dieu. Si une action du supérieur est contraire à la volonté de Dieu, nous devons refuser d'obéir et choisir plutôt la volonté de Dieu.
Maintenant, nous sommes face à une situation dans laquelle les prêtres de la Fraternité Pie X ont été réduits au silence, punis, et expulsés pour avoir parlé en toute conscience sur une question qui peut influencer les âmes de beaucoup de fidèles. Ils ont clairement déclaré leur objection de conscience dans un document afin d'alerter les supérieurs et les fidèles sur une question de grande importance.
 
Maintenant, ce n'est pas nouveau, mais nous en sommes venus au point culminant à présent. Lorsque la Fraternité a entrepris de dialoguer avec les théologiens modernistes de Rome, le danger était apparent, mais le secret de toute la procédure a gardé tout le monde dans l'incertitude au sujet des questions abordées et de l'objet des discussions. Mgr Lefebvre apprit d'expérience qu'il ne pouvait pas faire face à une Rome qui a embrassé les hérésies. La Rome de 2012 continue dans ce mode d'action et n'est pas revenue à la foi de nos pères. Par conséquent nous ne devrions pas traiter avec eux. Nous devons poursuivre le travail de Notre-Seigneur fidèlement et prier pour le retour de la foi à Rome.
 
Pourtant, nous savons que Notre-Dame nous a dit maintes et maintes fois que Rome  passerait sous le drapeau rouge et que l'apostasie devait atteindre le summum de la puissance partout. Nous inclinant humblement  devant la sagesse et les mots de notre chère Mère nous nous abstenons respectueusement de toute relation avec le poison de Rome. Ainsi des prêtres comme Père Joseph Pfeiffer, le Père Chazal, le Père Hewko, et d'autres ont tiré la sonnette d'alarme de leur conscience afin de préserver la Fraternité qu'ils aiment. Au lieu d'être applaudis pour leur réactivité et leur préoccupation, ils sont traités comme des criminels.
Faire taire les messagers dans ce cas équivaut à la crucifixion de bons prêtres sincères et envoie le message que l'on ne peut pas s'écarter de quelque façon de la pensée nouvelle et novatrice de la fraternité. Ces prêtres ont lancé un message qui venait directement de leur fondateur, et ils sont expulsés. Ah ! Si le bon archevêque pouvait se lever de sa tombe et rappeler aux supérieurs leur devoir juré [autrefois] de maintenir la sainte prêtrise, la foi et de résister aux erreurs présentes dans l'Eglise conciliaire.
 
Les fidèles connaissent aujourd'hui une nouvelle façon de parler du haut des chaires. Il y a un orgueil désastreux qui inonde même l'esprit des supérieurs locaux. Ce n'est plus l’esprit de paternité du bon archevêque gardé précieusement et vécu. Maintenant, la puissante main du pouvoir écrase toute expression qu'ils estiment contraire à la nouvelle politique envers à Rome.
 
Notre Seigneur a dit très clairement « Comme vous semez, vous récolterez. » Si vous semez les graines de la peur, vous récolterez une société communiste. La lettre de saint Paul aux Corinthiens donne le principe de l’autorité catholique dans le chapitre 13. L'amour est patient, l'amour est serviable ; l'amour ne se réjouit pas de l'erreur, mais de la vérité. Pensons-nous, chers fidèles, que ce bon esprit de paternité soit vécu dans la Maison de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu[nom de la maison où réside le père Stanich] à Syracuse[ville des Etats-Unis] sous la dictature du Père Stanich ? Le supérieur régional est-il pour nous comme un bon père ou bien est-il un tyran à la main lourde qui ne tolère aucune résistance ? Que trouvons-nous dans nos différentes paroisses et chapelles ? Y a-t-il une nouvelle attitude, depuis ces discussions ?
Pour l'amour de nos bons prêtres et l'amour de la fraternité, revenons à l'esprit de l'archevêque extraordinaire qui nous a donné les directives à suivre vis-à-vis de Rome. Pour le dire simplement : continuons sans Rome, sauvons les âmes que Notre-Dame envoie à nos chapelles et grandissons en amour divin, en amour de sacrifice victimal.
 
Réintégrez nos bons prêtres et revenez au combat dans l’unité de l'amour divin.
Dans les cœurs de Jésus, Marie et Joseph,
Fr. Richard Voigt
Traduit à partir du script suivant publié par Cantate Domino sur le forum Ignis ardens :







A Response to an Illegal Dismissal.

When the Society printed a pamphlet entitled "True Obedience" it made the point that as long as Rome was disobedient to tradition (which ended with the death of the apostle St. John for everyone's edification) then the correct response of the faithful was to be disobedient to disobedience. This action would make us obedient to the will of God. Now a religious member of any society makes the vows of poverty, chastity and obedience to a religious superior who stands in for the Rector Major or Superior General. This act is a solemn act but it also presents the religious with a threefold freedom.

First, the religious is free from the concern for money since the congregation assumes his keep and cares for his specific needs. Second, he is free from the drive to procreate in a physical manner and enters into a spiritual procreation by saving souls for the kingdom of God. Thirdly, he is free from following his own will in the matters that concern the apostolate. He is sent as the apostles were sent in order to do the will of God expressed through the legitimate superior. There is one exception - obedience does not make us robots to the rule but independent priests and brothers who follow the will of The superior when that will is in union with the purpose of God. If an action of the superior is contrary to the will of God we must refuse to obey and choose rather the will of God.

Now we have a situation in which priests of the Pius X Society have been silenced, punished, and expelled for speaking out in conscience concerning a matter that can influence the souls of many of the faithful. They have clearly declared their conscientious objections in a document in order to alert the superiors and the faithful of a matter of grave importance.

Now this is not new but it has come to a head at this time. When the Society took up the task of dialoguing with the modernist theologians of Rome, danger was apparent but the secrecy of the whole proceedings kept everyone in the dark concerning the matters discussed and the purpose of the discussions. Archbishop Lefebve learned through experience that he could not deal with a Rome that embraced heresies. Rome of 2012 continues in that mode of action and has not returned to the faith of our fathers. Therefore we should not deal with them. We should carry on the work of the
Lord faithfully and pray for the return of faith to Rome.

Yet we know that Our Lady has told us time and time again that Rome would go under the red flag and that apostasy would reach the very pinnacle of power everywhere. Humbly bowing to the wisdom and words of our dear Mother we respectfully refrain from any connection with the poison of Rome. Hence priests like Fr. Joseph Pfeiffer, Fr. Chazell, Fr. Hewko, and others have sounded the alarm of their conscience in order to preserve the society that they love. Instead of being applauded for their sensitivity and concern, they are treated as criminals.

Silencing the messengers in this instance is tantamount to a crucifixion of good and sincere priests and sends the message that one cannot deviate from some new and novel way of thinking in the society. These priests have stated a message that came directly from their founder and they are expelled. Would that the good Archbishop might rise from his grave and call the superiors back to their sworn duty to preserve the holy priesthood, the faith and to resist the errors present in the Conciliar Church.

The faithful are now experiencing a new mode of speaking from the pulpits. There is a disastrous pride that inundates the very minds of the local superiors. No longer is the fatherliness of the good Archbishop treasured and lived out. Now the mighty hand of power crushes any expression that they consider contrary to the new policies in relation to Rome.

Our Lord was very clear "As you sow, thus you shall reap." If you sow the seeds of fear, you will reap a communist society. St. Paul's letter to the Corinthians gives the principle of Catholic Leadership in chapter 13. Love is patient; love is kind; love does not rejoice in error but in truth. Do we, the faithful, find this being lived in houses like Blessed Virgin Mary, Mother of God in Syracuse under the dictatorship of Fr. Stanich. Do we find the regional superior as a kindly father or is he a heavy handed tyrant who brooks no resistance? What do we find in our various parishes and chapels? Is there a new attitude since these discussions?

For the love of our good priests and the love of the society let us return to the spirit of the wonderful Archbishop who gave us the guidelines to follow in reference to Rome. Simply stated: carry on without Rome and save the souls our Lady sends to our chapels and grow in divine, sacrificial, victimal love.

Reinstate our good priests and return to the battle in a unity of divine love.

In the hearts of Jesus, Mary and Joseph,

Fr. Richard Voigt