dimanche 23 septembre 2012

INCROYABLE : L’INVENTION DU SUREVEQUE


 
INCROYABLE : L’INVENTION DU SUREVEQUE
 
Pour se détendre un peu, entre deux combats, avec Michael...
 



Nietzsche avait inventé le surhomme. Cet été 2012, le Chapitre général de la FSSPX a inventé le surévêque : celui qui, seul, peut faire le travail de 4.

 

Chronologie de la réduction épiscopale :



1988 : Mgr Lefebvre sacre 4 évêques, la FSSPX compte à l’époque environ 200 prêtres.

 

2009 : Mgr Williamson est privé de ministère, définitivement semble-t-il. Ainsi, 3 évêques font dorénavant le travail de 4.

 

2012 : Le Chapitre général décide que, lorsque la FSSPX voudra devenir « normale », il faudra la « garantie d'au moins un évêque». Ainsi, 1 évêque fera le travail de 4 : le surévêque est né. Le travail de réduction épiscopale permet ainsi de réduire la fracture. (Entre Rome et Ecône).

 

Evaluation de la quantité de travail du surévêque

 

En 2012, la FSSPX compte environ 570 prêtres, 300 séminaristes et frères et 76 oblates. Il y a 6 séminaires. Des dizaines de communautés religieuses (Fraternité saint Josaphat avec un séminaire, Fraternité de la Transfiguration, Dominicains, Capucins, Carmels, Dominicaines enseignantes, etc. soit des centaines de personnes et de maisons.)

 

Cela donne des milliers de confirmations, des dizaines d’ordinations aux ordres mineurs et majeurs, des consécrations d’Eglise, des conférences, etc.

 

Le tout réparti sur la terre entière.

 

Le surévêque est de plus Prélat de la prélature personnelle : il dirige au quotidien la FSSPX, arbitre les problèmes dans les dizaines de communautés amies, décide de l’implantation des chapelles, construit, sanctionne et renvoie si besoin, veille sur l’Economat, etc.

 

1re Proposition intéressante et réaliste du chapitre

 

A situation nouvelle, réponse nouvelle. Le chapitre a évidemment compris que le Supérieur Général ne pourrait pas être sans cesse dans les transports, administrant les confirmations à Wellington, ordonnant aux Etats-Unis, discutant à Rome, revenant en Suisse se reposer à la Maison générale.

 

La solution envisagée pour qu’un seul évêque puisse administrer la Tradition est la suivante : supprimer les transports en rapprochant sans cesse la Maison Généralice des fidèles. Le Chapitre aurait envisagé le déménagement de la Maison généralice qui sera dorénavant logée dans un Airbus A 380. Une grande église y sera aménagée sans difficulté puisque les aménagements sont laissés à l’appréciation de l’acheteur. Les différents étages pourront séparer les différents services sans risques de promiscuité. L’autonomie de vol étant de 15 000 km, cela permettra, par exemple, d’aller sans escale du séminaire des Etats-Unis jusqu’à Hong-kong, pour des confirmations. Le surévêque ne sera plus dans les couloirs des aéroports mais perpétuellement chez lui dans les airs ou sur terre. Les prêtres qui désirent voir le Supérieur Général n’auront plus besoin de se rendre à la Maison générale, celle-ci se rendra à eux.

 

Quid si la Tradition grossit puisque, en cas de « normalisation » avec Rome, il est prévu un développement fulgurant de la Tradition. Dans ce cas, le chapitre aurait prévu des confirmations en vol par le Prélat. Les fidèles montent dans la chapelle de l’Airbus - capacité limitée à 853 places ce qui est la plupart du temps suffisant - et l’évêque confirme pendant qu’il se rend à une consécration d’Eglise à l’autre bout de la planète : cela permet d’éviter les temps morts des trajets. Evidemment cela demande un petit sacrifice aux fidèles qui devront rentrer chez eux par leurs propres moyens ; beaucoup de fidèles sont déjà habitués à faire de la route pour aller à la messe, ils pourront bien faire de l’avion pour des confirmations. Cela permettrait aussi de donner une bonne image de la Tradition liée à la modernité et ainsi de faire tomber les idées reçues des conciliaires.

 

2ème proposition utopique et fantaisiste rejetée par le Chapitre.

 

Une autre solution serait de faire appel aux évêques diocésains. Cette proposition est évidemment fantaisiste au plus haut point et il va de soi que le Chapitre a rejeté avec la plus grande énergie cette collusion avec les modernistes. La solution de l’Airbus est celle du bon sens.

 

Quid du sort des 3 autres évêques sacrés par Mgr Lefebvre ?

 

Les 3 autres évêques sacrés par Mgr Lefebvre seront toujours bien utiles dans la FSSPX. Il n’est pas question de les mettre à l’écart. Le Chapitre Général suggérerait qu’ils soient nommés au grand séminaire d’Ecône afin de s’occuper de la vigne qui demande un soin constant et exige un travail régulier et délicat. Sans compter tous les travaux divers d’entretien qui ne manqueront pas dans une si grande maison. Si à 3, ils ne peuvent suffire, ils pourront compter sur l’aide bienveillante de nombreux séminaristes toujours empressés à rendre service.

 

La FSSPX est bien partie avec cette troisième condition « sine qua non », votée par le Chapitre général de la FSSPX en juillet 2012 ; elle est sur de bons rails, ou plutôt sur la bonne piste et on lui souhaite bon vol.