samedi 18 octobre 2014

Solution parfaite et sublime pour ceux qui sont privés de communion... et ceux qui ne le sont pas ! Le secret inconnu de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.



Toute personne en état de grâce possède en elle la présence réelle, substantielle, mais uniquement spirituelle, de la Sainte Trinité toute entière (cf. spiritualité de Sr Elisabeth de la Trinité). Cependant, le Corps, le Sang et l'âme humaine de Jésus ont des vertus et des attraits très grands et être privé de la Sainte Communion est pour toutes les âmes aimantes une vraie souffrance. Or il est possible, grâce à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, de posséder en soi nuit et jour, sans interruption et véritablement le Corps immaculé et la Sainte Âme de Jésus. Pour cela, il suffit de réciter avec désir et confiance l'acte d'offrande à l'amour miséricordieux composé par Sainte Thérèse : il demande explicitement cette grâce. (Bien évidemment il faut être auparavant en état de grâce). On peut trouver cet acte d'Offrande sur ce lien. Cette prière sublime dit : "Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…"

Bien que des commentateurs actuels nient que Thérèse avait l'intention de demander la grâce sacramentelle de la présence corporelle de Jésus en elle, il n'en est rien. Sœur Marie de la Trinité (sa novice préférée, formée par elle) et Mère Agnès de Jésus (qui est sa sœur aînée Pauline et sa supérieure au Carmel) sont formelles : Thérèse demandait et croyait en la présence sacramentelle continuelle de Jésus en elle. Elles ont déposé toutes les deux en ce sens au procès de canonisation. Et Thérèse a été canonisée par l'Eglise, sachant cela. Cela signifie donc que cette demande de miracle permanent est conforme à la doctrine de l'Eglise... Et ce qui est extraordinaire pour nous, c'est que nous pouvons chacun bénéficier du même miracle, si nous le désirons avec confiance, tout en étant en état de grâce. C'est Sainte Thérèse elle-même qui le dit.


1228] [Réponse à la dix-huitième demande] :

"Son désir de la sainte communion était intense. Elle enviait le sort de ceux qui communient tous les jours, car, en ce temps-là, la communauté n’avait pas ce privilège. Pour se consoler de cette privation, elle demandait avec foi au bon Dieu de rester dans son coeur d’une communion à l’autre : " Ah !-lui disait-elle- je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas tout puissant ? restez en moi comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie ".

[Comment avez-vous connaissance de cette demande de la Servante de Dieu ? Pensez-vous que la Servante de Dieu ait eu la ferme conviction de la continuation de cette présence ? La Servante de Dieu a-t-elle jamais expliqué le mode de cette présence ? - Réponse] :

C’est dans son acte de consécration à l’Amour miséricordieux que la Servante de Dieu a formulé cette prière explicitement. Elle le composa en juin 1895 ; elle m’en fit part à la fin de novembre de la même année. Elle me dit à ce sujet que rien n’est impossible à la toute puissance de Dieu et qu’il ne lui aurait pas inspiré cette demande s’il n’avait voulu la réaliser. Dans le cantique " ,J’ai soif d’amour " qu’elle me composa pour ma profession (30 avril 1896), elle exprime la même pensée dans ces vers :

" Toi, le grand Dieu que tout le ciel adore,
Tu vis en moi, prisonnier nuit et jour " , 

Elle m’expliqua à ce sujet que c’était à dessein qu’elle avait mis : " tu vis en moi prisonnier " et non pas : " tu vis pour moi prisonnier ", ce qui aurait pu s’entendre [1229] de la présence du divin prisonnier au saint tabernacle, et qu’elle avait voulu exprimer sa confiance dans la réalisation de la prière dont il s’agit. Elle me disait aussi, à la même occasion : " Pour ses petites victimes d’amour, le bon Dieu fera des prodiges ; mais habituellement ils s’opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre "

Elle ne m’a jamais expliqué le mode de cette présence, et je ne crois pas qu’elle-même se soit jamais préoccupée de rechercher quel était ce mode de présence."


"Dans son « Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux », soeur Thérèse de l’Enfant Jésus demande à Notre Seigneur de rester toujours en son coeur sous les espèces sacramentelles, comme au tabernacle. Voici ses paroles: « je le sais, ô mon Dieu, plus vous voulez donner, plus vous faites désirer: je sens en mon coeur des désirs immenses, et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire; mais Seigneur, n'êtes-vous pas tout-puissant? Restez en moi comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... » - Pri 6 - . 
Pour moi, j'ai l'intime conviction qu'elle a été exaucée. Elle disait à ce sujet : « Si le bon Dieu m'a inspirée de lui faire cette demande, c'est qu'il veut l'exaucer... Pour ses 'petites victimes d'amour' le bon Dieu fera des [1075r] prodiges... mais ils s'opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre.» Dans le cantique qu'elle m'a composé pour ma profession, et qui a été imprimé dans ses poésies sous le titre « J'ai soif d'amour », il y a une strophe qui commence ainsi :

«Toi, le grand Dieu que tout le ciel adore,
Tu vis en moi, prisonnier nuit et jour » - PN 31 12 -

Une soeur lui fit remarquer qu'elle avait dû se tromper et qu'il fallait dire. « Tu vis pour moi, etc... », mais elle reprit: « Non, non, j'ai bien dit », et elle me jeta un coup d’œil qui voulait dire : « nous nous comprenons.»

Voici des détails supplémentaires très précieux, donnés par Sr Marie de la Trinité, hors du procès de canonisation. Nous avons sélectionné uniquement les extraits concernant la présence réelle corporelle de Jésus en soi. Pour lire le tout, qui est très intéressant, on peut aller sur ce lien

39. « Demeurez en moi comme au tabernacle »
"(...) Je me rappelle que je vous ai promis quelques détails sur l'opinion que nous avons que Jésus‑Eucharistie habitait continuellement en l'âme de notre petite sainte. Pour moi c'est ma conviction intime, car serait‑ce donc le seul désir que Jésus n'aurait pas réalisé pour elle ? Je ne puis le croire, elle le demandait chaque jour avec tant d'ardeur ! Puis, un fait qui m'est personnel me confirme son assurance à posséder une telle faveur. Je veux vous le raconter en toute simplicité. Le jour où elle m'offrit elle‑même comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux du bon Dieu, 1er décembre 1895, je fus tellement inondée de grâces en ce beau jour, le plus beau de ma vie, que toute la journée j'éprouvai d'une manière sensible la présence de Jésus‑Hostie en mon coeur. Je le confiai à Sr Th. de l’Enfant Jésus qui n'en parut nullement surprise et me répondit simplement: ‘Le bon Dieu n'est‑il pas Tout‑Puissant ? Cela ne lui est pas difficile, selon notre désir, de faire durer la présence sacramentelle dans nos âmes d'une communion à l'autre. Par ce sentiment extraordinaire que vous éprouvez aujourd'hui, il veut vous donner le gage que toutes les demandes que vous lui avez faites dans l'Acte d'offrande seront magnifiquement accordées. Vous ne jouirez pas toujours de ce sentiment mais les effets n'en seront pas moins réels. On reçoit de Dieu tout autant qu'on en espère. »

De fait, je n'ai jamais éprouvé depuis cette grâce délicieuse du 1er décembre 1895 mais cela n'empêche pas que malgré les aridités, la vie de foi que je mène, je garde la certitude que Jésus‑Eucharistie habite constamment mon coeur et que cette grâce merveilleuse est le partage de toutes les petites victimes de l'amour. S'il n'en était pas ainsi, à quoi bon faire chaque jour une demande dont on est sûr d'avance ne pas avoir la réalisation ? Ce serait bien inutile ! Tout ce que je demande je pense que le bon Dieu me le donne et cette pensée dilate mon âme, la recueille, lui fait du bien. Si je me trompe (ce que je ne crois pas) eh bien, mon erreur m'aura servi à m'unir davantage à Jésus et je ne le regretterai pas. (...)"

Billet tardif (environ 1935 ?) à propos de la parole précé­dente :
(...) Le lendemain fut pour moi une journée du Ciel, je n'ai jamais eu en toute ma vie autant de consolations spirituelles, c'était à en mourir d'amour. Je fis mon acte d'offrande, avec la conviction d'être exaucée dans toutes mes demandes et toute la journée je sentis la Présence réelle de la Sainte Hostie dans mon coeur. Sr Thérèse de l'Enfant‑Jésus, à qui je confiai mes impressions, n'en parut nullement surprise, elle‑même goûtait un bonheur céleste et ses larmes d'amour se mêlèrent aux miennes... Elle me dit : « Ce sentiment extraordinaire que vous éprouvez est une preuve que le bon Dieu exaucera magnifiquement toutes vos demandes. Oui, pour ses petites victimes d’amour, il se plaira à faire des prodiges qui surpasseront infiniment leurs immenses désirs, mais habituellement ils s'opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre. La Présence réelle ne se fera pas sentir, mais elle n'en existera pas moins. Rien n'est impossible à la toute‑puissance de Dieu et je suis sûre qu'il ne m'aurait pas inspiré cette demande, s'il n'avait voulu la réaliser. »

« Pour moi, cette grâce, plus extraordinaire il est vrai que les extases, visions ou révélations, peut être le partage des petites âmes, sans les faire sortir de leur petite voie d'humilité, puisque c'est une grâce accordée à leur humble confiance et qui s'opère dans la foi nue, donc à l'abri de l'orgueil et de la vaine gloire. Sr Marie de la Trinité, r.c.i » (La signature « r.c.i. »—religieuse carmélite indigne—prouve que le billet est antérieur à 1936, année où l'abréviation devient « c.d.i. »—carmélite déchaussée indigne). 

Extrait de la déposition de Mère Agnès de Jésus [sa soeur Pauline, supérieure du carmel de Lisieux] au procès de canonisation de Thérèse :

[208v] [Encore sur le sujet de la charité à l'égard de Dieu]:

"Au mois de juin 1895, elle fut inspirée de s'offrir comme victime à l'Amour miséricordieux du bon Dieu. Elle vint m'en demander la permission, car j'étais prieure. En me faisant cette demande, son visage était animé, elle me paraissait comme embrasée d'amour. Je lui permis de faire cet acte, mais sans avoir l'air d'en faire grand cas. Elle composa alors la formule de sa donation et me la soumit, exprimant aussi le désir de la faire contrôler par un théologien. Ce fut le révérend père Le Monnier, supérieur des missionnaires de la Délivrande, qui l'examina. Il répondit simplement qu'il n'y trouvait rien de contraire à la foi ; cependant qu'il ne fallait pas dire « Je sens en moi des désirs infinis », mais « Je sens en moi des désirs immenses.» Ce fut un sacrifice pour la Servante de Dieu ; elle le fit pourtant sans récriminer aucunement. D'ailleurs le principal était approuvé et elle en témoigna beaucoup de joie.

Ce fut le 9 juin 1895, fête de la Très Sainte Trinité, qu'elle fit officiellement cette offrande d'elle-même. Dans cet acte je relève deux demandes de faveurs bien extraordinaires: 1° la faveur de conserver en elle la présence réelle de Notre Seigneur dans l'intervalle de ses communions: « Restez en moi, comme au tabernacle.» 2° la faveur de voir briller au ciel sur son corps glorieux les stigmates de la Passion.

TÉMOIN 1 : Agnès de Jésus O.C.D. 
[Savez-vous si ces paroles: « Présence réelle dans l'intervalle des communions » et « Stigmates sur son corps glorifié» étaient proférées et écrites par la Servante de Dieu en un certain sens métaphorique, ou bien en un sens strict ?]: 
[209v] "Elle m'a bien souvent développé ces pensées dans la conversation et j'ai la certitude qu'elle l'entendait dans le sens littéral. D'ailleurs, sa confiance amoureuse en Notre-Seigneur la portait à une sorte de hardiesse sans limites dans ses demandes. Elle ne doutait de rien quand elle pensait à l'amour tout-puissant." 

[Cette offrande d'elle-même, l’exprima-t-elle ouvertement devant les autres moniales?]: 

Oh non ! personne ne le savait. Plus tard, elle parla de cet acte à deux de ses novices seulement, leur en montrant les avantages et la gloire qu'il peut donner à Dieu. 

Elle ne cessait d'ailleurs de dire que se livrer à l'amour c'était se livrer à la souffrance ; elle exprimait encore la même pensée dans cette strophe : 

"Vivre d'amour, ce n'est pas sur la terre fixer sa tente au sommet du Thabor : avec Jésus c'est gravir le Calvaire, c'est regarder la Croix comme un trésor » - PN 17-4 - '.

Conseils de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, rapportés par Sr Marie de la Trinité, pour se préparer à cette Offrande :

38. L'offrande à l'Amour.
"(...) A propos de l'Offrande à l'Amour miséricordieux, je vais vous raconter comment se fit ma donation. Six mois après qu'elle se fut offerte elle‑même comme petite victime à l'Amour, Thérèse me parla de son désir que j'en fisse autant. J'en fus ravie et l'on décida que je ferais cet acte le ler décembre, 1er Dimanche de l'Avent 1895. La veille de ce jour, le plus beau de ma vie avec celui de ma Profession, je fus tellement saisie de la grandeur de l'Acte que j'allais faire, que je dis à Sr Thérèse de l’Enfant-Jésus que je ne me sentais pas assez bien préparée et qu'une victime aussi imparfaite que moi ne pouvait être agréée par Jésus avec plaisir. Aussitôt son visage devint rayonnant de bonheur, et me serrant dans ses bras, elle me dit :
« J'avais peur que vous ne compreniez pas assez l'importance de l'Acte que je vous fais faire; ce que vous me dites me confirme le contraire. Que je suis heureuse ! Ne craignez pas, Jésus vous recevra demain avec joie et amour, il suffit que vous reconnaissiez votre indignité pour qu'il fasse en vous de grandes choses... Nous resterons toutes les deux à l'Oratoire après l'Action de grâce, et pendant que vous pronon­cerez l'Acte de Donation, moi je vous offrirai à Jésus comme une petite victime que j'ai préparée pour lui. » Le lendemain tout se passa ainsi. Mais comment vous décrire l'abondance des consolations qui inondèrent nos âmes ? Je me sentais tellement écrasée sous le poids des miséricordes divines qu'il me semblait que mon coeur allait se rompre. Et quand, sorties de l'Oratoire, nous voulûmes échanger nos sentiments, nous ne pûmes le faire autrement que par nos larmes... "

Conseils de préparation tirés de Sainte Gertrude :
« Vers le soir elle [= Sainte Gertrude] se rappela la condescendance du Seigneur qui, à la fin de ce jour, se retira à Béthanie chez Marie et Marthe, et elle fut tout enflammée du désir de lui donner l'hospitalité. S'étant donc prosternée aux pieds du crucifix, elle baisa avec amour la plaie du très sacré Côté, attira en elle tout le désir du Cœur très aimant du Fils de Dieu, et supplia le Seigneur, par toute l'ardeur des prières qui sortirent jamais de son Cœur très doux, de daigner descendre dans la pauvre hôtellerie de son indigne cœur. Le Seigneur plein de bonté, qui se montre toujours prêt à écouter nos prières, daigna la favoriser de sa douce présence, et lui dire avec tendresse : « Me voici : que vas-tu me donner ? – Oh ! dit-elle, qu'il soit le bien venu celui qui est mon unique salut, mon tout, mon seul vrai bien ! » Elle ajouta : « Hélas ! mon Seigneur, indigne que je suis, je n'ai rien préparé qui puisse convenir à votre majesté ; mais je vous offre tout ce que je suis, vous priant et vous conjurant de vouloir bien préparer vous-même en moi ce qui peut agréer davantage à votre divine bonté. » Le Seigneur répondit : « Si tu m'accordes cette liberté, donne-moi la clef qui me permette de prendre et de te remettre ensuite tout ce qui conviendra à mon bien-être et à ma réfection.-- Seigneur, dit-elle, quelle est cette clef ? -- C'est ta volonté propre », dit le Seigneur. 
Cette parole lui fit comprendre que si une âme désire offrir au Seigneur l'hospitalité, elle doit lui remettre la clef de sa volonté propre, s'abandonner à son bon plaisir et croire fermement que la divine bonté opérera son salut par tous les moyens possibles ; alors le Seigneur entre et accomplit dans ce cœur et dans cette âme sa volonté pleine d'amour. Guidée ensuite par l'inspiration divine, elle récita comme de la part de tous ses membres, trois cent soixante-cinq fois cette parole de l'Evangile : « non mea, sed tua voluntas fiat : que votre volonté se fasse et non la mienne (Luc, XXII, 42), très aimable Jésus » ; et elle comprit que cette prière était agréable au Seigneur. » 

La consécration à la Sainte Vierge selon la méthode de Saint Louis Marie Grignion de Monfort : 
Les personnes qui vivent de cette dévotion portent Jésus en elle, de même que la Sainte Vierge l’a porté, à l’Annonciation. Comme la Sainte Vierge, elle deviennent des tabernacles vivants. Il est donc conseillé de s’unir à Marie de la façon la plus étroite possible par la consécration selon la méthode de Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, afin d’être revêtus des mérites de la Sainte Vierge et de plaire ainsi parfaitement à Jésus, malgré notre indignité. Pour se préparer à cette grâce, il est donc conseillé de lire le traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge de Saint Louis-Marie Grignon de Monfort. 

Note importante
Ce serait une erreur grave de croire que cette dévotion nous dispenserait de communier sacramentellement autant que nous le pouvons raisonnablement. Cette méthode n’est bonne que lorsqu’on ne peut pas faire raisonnablement autrement, mais si l’on peut aller à une messe d’un centre de Résistance, il faut bien entendu y aller. Voici ce qu’explique à ce sujet Jésus à Sainte Gertrude, qui venait de recevoir une grâce inouïe en communiant spirituellement et qui lui demandait si la communion à la messe était encore nécessaire : 
« Celle-ci [= Sainte Gertrude] dit alors : « O Seigneur, si celui qui ne fait pas la sainte communion reçoit tant de biens, n'est-il pas mieux de s'en abstenir ? » Le Seigneur répondit : « Aucunement ; car celui qui, pour l'amour de ma gloire, se nourrit du divin sacrement, reçoit en vérité la très salutaire nourriture de mon corps déifié avec le nectar embaumé de la Divinité ; de plus, il est orné par l'incomparable splendeur des vertus divines. » Elle reprit : « Qu'en sera-t-il de ceux qui s'abstiennent de communier à cause de leurs négligences et afin de ne pas s'obliger à abandonner, même un seul jour, leurs légèretés et leurs infidélités ? » Le Seigneur répondit : « Celui qui néglige de se préparer à la Communion et l'omet afin de suivre librement sa volonté, n'en devient que plus indigne et se prive en quelque sorte du fruit que ce sacrement communique chaque jour à l'Église. » 

Conclusion 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus aimait cette parole du Christ : « Je vous bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux habiles, et les avez révélées aux tout petits.» Les derniers mots de son manuscrit B sont : « Ô Jésus ! que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable... je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s'abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie. Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d'amour, ô Jésus, n'est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d'autres ?... Oui je le sais, et je te conjure de le faire, je te supplie d'abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes... Je te supplie de choisir une légion de petites victimes dignes de ton Amour !...»

Note :
Pour les passionnés de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, voici le site des archives du carmel de Lisieux contenant tous les écrits de Thérèse, son procès de canonisation et de très nombreuses photos.

jeudi 16 octobre 2014

Rapport de mi-parcours du synode : l'abomination de la désolation


Du 5 au 19 octobre 2014, le pape François a convoqué à Rome, des cardinaux et des évêques du monde entier, mais aussi des représentants des autres religions et des auditeurs laïcs, pour discuter des « défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Un rapport de mi-synode vient d'être publié. Voici quelques extraits scandaleux de ce rapport. Nous rappellerons sous chaque extrait la vraie doctrine de Jésus-Christ et nous réfléchirons que c'est avec ces évêques que Mgr Fellay demande à ses prêtres de fraterniser, de discuter et de faire bon accueil...

Rapport du synode :"14. Jésus Lui-même, en se référant au dessein premier sur le couple humain, réaffirme l'union indissoluble entre l'homme et la femme, tout en comprenant que « en raison de votre dureté de cœur (que) Moise vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine, il n'en fut pas ainsi » (Mt 19,8). De cette manière, Il montre combien la condescendance divine accompagne toujours le chemin de l'homme, l'orientant vers son principe, non sans passer par la croix."

Commentaire :

Ces évêques excusent le divorce en tordant l'enseignement du Christ qui est montré comme condescendant vis-à-vis de cette pratique... Il est sous-entendu que le divorce n'est pas si grave, puisqu'il a été toléré dans le passé sous la loi mosaïque. On oublie que Jésus, qui est Dieu Lui-même l'a dorénavant solennellement interdit : 

Saint Matthieu XIX, v. 7 à 9 :
" Ils lui dirent: " Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce et de la répudier ? "
Il leur dit: " C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes: mais, au commencement, il n'en fut pas ainsi.
Or je vous dis que quiconque renvoie sa femme, si ce n'est pour adultère, et en épouse une autre, commet un adultère ; Et celui qui épouse une femme renvoyée se rend adultère. "
Note de la Vulgate de 1947 du R.P Eusèbe Tintori o.f.m, décédé en 1955 :
"Jésus-Christ permet le renvoi de la femme dans le cas d'adultère de celle-ci, mais ce renvoi n'implique pas la dissolution du mariage. Jésus en effet déclare adultère l'homme qui, après avoir renvoyé sa femme, en épouse une autre, de même qu'il déclare adultère la femme qui épouse un autre homme après avoir été renvoyée par le sien. Le lien du mariage reste indissoluble et la séparation est seulement permise mais sans la possibilité de contracter un nouveau mariage du vivant des deux époux."

Rapport du synode :" 20. Un discernement spirituel étant donc nécessaire en ce qui concerne les cohabitations et les mariages civils ainsi que pour ce qui est des divorcés « remariés », il appartient à l'Église de reconnaître ces semina Verbi répandus hors des frontières visibles et sacramentelles. En suivant le vaste regard du Christ, dont la lumière éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9 ; cf. Gaudium et Spes, 22), l'Église se tourne avec respect vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète et imparfaite, appréciant plus les valeurs positives qu'ils conservent que leurs limites et leurs manquements."
Commentaire :
Ce passage est tout simplement scandaleux au sens plénier du terme, c'est-à-dire qu'il incite au péché. Le concubinage et l'adultère sont présentés comme respectables. Toutes les situations décrites dans ce paragraphe sont des situations de péché mortel objectif. Si les personnes qui vivent ainsi savent que c'est un péché mortel et meurent sans s'en repentir, elles vont en enfer. Pour toujours. Voilà le vrai discernement. Il faut avertir les âmes qu'elles sont en grave danger de damnation.

Rapport du synode : "50. Les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne: sommes-nous en mesure d’accueillir ces personnes en leur garantissant un espace de fraternité dans nos communautés ? Souvent elles souhaitent rencontrer une Église qui soit une maison accueillante. Nos communautés peuvent-elles l’être en acceptant et en appréciant leur orientation sexuelle, sans compromettre la doctrine catholique sur la famille et le mariage ?" [...]
52. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires.[...]"
Commentaire :
Apocalypse XXII, 11-15 :
Que celui qui est injuste fasse encore le mal ; que l'impur se souille encore; que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore.
Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son oeuvre.
Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de la vie, et afin d'entrer dans la ville par les portes !
Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s'y adonne !

Genèse, chapitre XVIII, v.20 :
"Et Yahweh dit: " Le cri qui s'élève de Sodome et de Gomorrhe est bien fort, et leur péché bien énorme."

I Corinthiens VI, 9 - 10 : 
Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez point: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu.

Ce passage de Saint Paul condamne à la fois l'adultère et l'homosexualité et montre que les personnes qui pratiquent ce péché vont en enfer. 

Quant aux personnes qui ont une orientation homosexuelle et ne pratiquent pas ce péché, c'est une infirmité et non une richesse et cela étant une occasion de scandale, il ne faut pas les présenter comme une valeur à la communauté chrétienne. En effet, la seule richesse de la communauté chrétienne est de vivre selon la loi du Christ c'est-à-dire selon le mode d'emploi qu'il a donné à l'homme pour accomplir son salut. C'est Dieu qui a fixé à ses créatures les règles de vie qu'elles doivent suivre pour trouver le bonheur du ciel. Toute mise en valeur d'orientations s'éloignant gravement de ces règles et menant donc au péché mortel, si elles sont suivies, est gravissime. 

Le seul vrai épanouissement sur la terre sera de vivre des règles données par le Christ, de les aimer. C'est un devoir grave de les défendre si elles sont attaquées. 



mercredi 8 octobre 2014

Comment éviter le purgatoire en obtenant une indulgence plénière au moment de la mort : prière de Saint Pie X



Acte d’acceptation de la mort 
(prière avec indulgence plénière)

Cette prière indulgenciée par Saint Pie X peut, si elle est bien faite aux conditions énoncées ci-dessous, nous faire éviter entièrement le purgatoire et nous mener tout droit au ciel. Nous pouvons dire cette prière dès maintenant, même si nous sommes bien portants. Il suffit de la dire une seule fois pour qu'elle nous soit appliquée au moment de la mort, bien que, si on le peut, il soit conseillé de la répéter de temps en temps. Le livre bleu des exercices de saint Ignace précise que si on ne la rétracte pas, elle nous sera appliquée au moment de la mort. 
N'hésitons pas à diffuser au maximum cette précieuse prière pour en faire bénéficier notre famille et le plus possible de personnes autour de nous.

Ô Jésus, adorant votre dernier soupir, je vous prie de recevoir le mien. Ignorant actuellement si j’aurai le libre usage de mon intelligence quand je quitterai ce monde, je vous offre, dès maintenant, mon agonie et toutes les douleurs de mon trépas. Vous êtes mon Père et mon Sauveur. Je remets mon âme entre vos mains. Je désire que mon dernier moment soit uni à celui de votre mort, et que le dernier battement de mon cœur soit un acte de pur amour pour vous.
Seigneur mon Dieu, dès aujourd’hui, j’accepte volontiers et justement de votre main, le genre de mort qu’il vous plaira, avec toutes ses douleurs, toutes ses peines et toutes ses angoisses. Ainsi soit-il

Rappel sur les conditions générales pour obtenir des indulgences et sur les conditions pour obtenir une indulgence plénière :

Pour toutes les indulgences, partielles ou plénières, il faut :

- être baptisé,

- être en état de grâce,

- avoir l’intention, au moins générale, de la gagner. (Il est bon de renouveler de temps en temps, l’intention de gagner toutes les indulgences attachées aux prières et aux actions que nous ferons)

- accomplir "l’œuvre prescrite".

Pour les indulgences plénières, il faut, en plus :

- être détaché de toute affection au péché, même véniel ; par manque de cette disposition requise, il arrive souvent que l’indulgence plénière ne soit pas gagnée pleinement (dans ce cas, elle n’est que partielle).

- le jour même prier aux intentions du Pape [cette expression signifie prier pour l'exaltation de la Sainte Eglise catholique et non pour de mauvaises intentions possibles]. Le livre bleu suggère par exemple de réciter  un Notre Père et un Je vous salue Marie, un Gloire au Père pour ces intentions.

- Se confesser dans les huit jours avant ou après l'action requise pour gagner l'indulgence.

- Communier la veille ou le jour même ou dans les huit jours qui suivent cette action requise pour gagner l'indulgence (qui est ici la récitation de la prière de saint Pie X ci-dessus)

On ne peut gagner qu’une seule indulgence plénière par jour (sauf le jour de la mort : l’indulgence dite “in articulo mortis”).

samedi 4 octobre 2014

Extrait de Saint Jean



I Jean V, v.14-15

"Et nous avons auprès de Dieu cette pleine confiance, que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.
Et si nous savons qu'il nous écoute, quelque chose que nous lui demandions, nous savons que nous obtenons ce que nous avons demandé."

vendredi 3 octobre 2014

Consécration à la Sainte Face de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus


Aujourd'hui, en l'honneur de la fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, voici quelques prières qu'elle a composées : 

Consécration à la Sainte Face de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Ô Face adorable de Jésus ! Puisque vous avez daigné choisir particulièrement nos âmes pour vous donner à elles, nous venons vous les consacrer. Il nous semble, ô Jésus, vous entendre nous dire : « Ouvrez-moi, mes sœurs, mes épouses bien-aimées, car ma Face est couverte de rosée, et mes cheveux sont humides des gouttes de la nuit ». Nos âmes comprennent votre langage d'amour; nous voulons essuyer votre doux Visage et vous consoler de l'oubli des méchants. A leurs yeux, vous êtes encore « comme caché... ils vous considèrent comme un objet de mépris ! »

Ô Visage plus beau que les lys et les roses du printemps, vous n'êtes pas caché à nos yeux ! Les larmes qui voilent votre divin regard nous apparaissent comme des diamants précieux que nous voulons recueillir, afin d'acheter, avec leur valeur infinie, les âmes de nos frères. De votre bouche adorée, nous avons entendu la plainte amoureuse. Comprenant que la soif qui vous consume est une soif d'amour, nous voudrions, pour vous désaltérer, posséder un amour infini !

Epoux bien-aimé de nos âmes ! si nous avions l'amour de tous les cœurs, cet amour serait à vous... Eh bien, donnez-nous cet amour, et venez vous désaltérer en vos petites épouses. Des âmes, Seigneur, il nous faut des âmes ! Surtout des âmes d'apôtres et de martyrs ; afin que, par elles, nous embrasions de votre amour la multitude des pauvres pécheurs.

O Face adorable, nous saurons obtenir de vous cette grâce ! Oubliant notre exil, sur les bords des fleuves de Babylone, nous chanterons à vos oreilles les plus douces mélodies. Puisque vous êtes la vraie, l'unique patrie de nos âmes, nos cantiques ne seront pas chantés sur une terre étrangère.

O Face chérie de Jésus ! En attendant le jour éternel, où nous contemplerons votre gloire infinie, notre unique désir est de charmer vos yeux divins, en cachant aussi notre visage, afin qu'ici-bas personne ne puisse nous reconnaître... Votre regard voilé, voilà notre ciel, ô Jésus !

Offrande de la journée par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus




Autres prières composées par sainte Thérèse de l'Enfant Jésus 

Offrande de la journée. Prière composée par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon coeur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son amour miséricordieux.
O mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d'accomplir parfaitement votre sainte volonté, d'accepter pour votre amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l'éternité.
Ainsi soit-il

Seigneur, Dieu des armées (prière de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus interprétant 
le rôle de Jeanne d'Arc dans sa propre pièce


" Seigneur, Dieu des armées qui nous avez dit dans Votre Évangile : " Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive ". Armez-moi pour la lutte, je brûle de combattre pour Votre gloire, mais je Vous en supplie, fortifiez mon courage.... Alors avec le Saint roi David je pourrai m'écrier : " C'est Vous seul qui êtes mon bouclier, c'est Vous, Seigneur, qui dressez mes mains à la guerre... "
Ô mon Bien-Aimé ! Je comprends à quel combat Vous me destinez, ce n'est point sur les champs de bataille que je lutterai........
Je suis prisonnière de Votre Amour, j'ai librement rivé la chaîne qui m'unit à Vous et me sépare à jamais du monde que Vous avez maudit.... Mon glaive n'est autre que l'Amour, avec lui je chasserai l'étranger du royaume. Je Vous ferai proclamer Roi dans les âmes qui refusent de se soumettre à Votre Divine Puissance.
Sans doute, Seigneur, un aussi faible instrument que moi ne vous est pas nécessaire, mais Jeanne votre virginale et valeureuse épouse l'a dit : " Il faut batailler pour que Dieu donne victoire ".
Ô mon Jésus, je bataillerai donc pour Votre Amour jusqu'au soir de ma vie. Puisque Vous n'avez pas voulu goûter de repos sur la terre, je veux suivre Votre exemple et j'espère ainsi que cette promesse sortie de Vos lèvres Divines se réalisera pour moi : " Si quelqu'un Me suit, en quelque lieu que Je sois il y sera aussi, et Mon Père l'élèvera en honneur ".
Être avec Vous, être en Vous, voilà mon unique désir.... Cette assurance que Vous me donnez de sa réalisation me fait supporter l'exil en attendant le radieux jour du Face à Face éternel !"

Prière pour l'abbé Bellière de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus



Abbé Maurice Bellière


J.M.J.T. 

ô mon Jésus ! je vous remercie de combler un de mes plus grands désirs, celui d'avoir un frère, prêtre et apôtre... Je me sens bien indigne de cette faveur, cependant puisque vous daignez accorder à votre pauvre petite épouse la grâce de travailler spécialement à la sanctification d'une âme destinée au sacerdoce, je vous offre pour elle avec bonheur, toutes les prières et les sacrifices dont je puis disposer ; je vous demande, ô mon Dieu ! de ne pas regarder ce que je suis, mais ce que je devrais et voudrais être c'est-à-dire une religieuse tout embrasée de votre amour. 

Vous le savez, Seigneur, mon unique ambition est de vous faire connaître et aimer, maintenant mon désir sera réalisé; je ne puis que prier et souffrir, mais l'âme à laquelle vous daignez m'unir par les doux liens de la charité ira combattre dans la plaine pour vous gagner des cœurs, et moi sur la montagne du Carmel je vous supplierai de lui donner la victoire. 

Divin Jésus, écoutez la prière que je vous adresse pour celui qui veut être votre Missionnaire, gardez-le au milieu des dangers du monde, faites-lui sentir de plus en plus le néant et la vanité des choses passagères et le bonheur de savoir les mépriser pour votre amour. Que déjà son sublime apostolat s'exerce sur ceux qui l'entourent, qu'il soit un apôtre, digne de votre Cœur Sacré.... 

ô Marie ! douce Reine du Carmel, c'est à vous que je confie l'âme du futur prêtre dont je suis l'indigne petite soeur. Daignez lui enseigner déjà avec quel amour vous touchiez le Divin Enfant Jésus et l'enveloppiez de langes, afin qu'il puisse un jour monter au Saint Autel et porter en ses mains le Roi des Cieux. 

Je vous demande encore de le garder toujours à l'ombre de votre manteau virginal, jusqu'au moment heureux où quittant cette vallée de larmes, il pourra contempler votre splendeur et jouir pendant toute l'éternité des fruits de son glorieux apostolat....

jeudi 2 octobre 2014

Préférences de Dieu





Comme on lui présentait un jour l'hostie du salut, le Seigneur manifesta encore par ces paroles l'excès de sa bonté : « As-tu remarqué que pour célébrer le saint sacrifice le prêtre revêt une ample chasuble par révérence pour mon si auguste mystère ? Lorsqu'il distribue le Corps du Christ, l'ornement est relevé sur ses bras(1) et c'est avec la main qu’il distribue le pain céleste. En vérité je regarde avec bonté ce qui se fait pour ma gloire comme les prières, les jeûnes et autres œuvres semblables ; cependant (quoique ceux qui ont moins l'intelligence des choses spirituelles ne puissent le comprendre) j'entoure mes élus d'un amour plus compatissant lorsque, convaincus de leur faiblesse, ils se jugent incapables de m'honorer dignement, et se réfugient dans le sein de ma miséricorde. C'est ce que tu vois figuré par les mains nues et découvertes du prêtre qui me touchent de plus près que ses ornements.» 

1. Cette manière de faire est indiquée au Cérémonial des évêques, livre II,c. viii : « L'évêque se revêt de la chasuble et la relève avec soin sur chaque bras pour ne pas être géné dans le fonction sainte.»

IX.-- L'humilité est parfois plus agréable à Dieu que la dévotion.

Une autre fois, la cloche qui annonce l'heure de la communion retentissait, le chant de l'antienne était déjà commencé, lorsqu'elle dit au Seigneur: « Voici, ô mon Bien-Aimé, que vous venez à moi ! Mais pourquoi, dans votre puissance, ne m'avez vous pas envoyé ces parures de dévotion qu'il convient de revêtir pour vous recevoir ? » Le Seigneur répondit : « L'époux est plus charmé de voir le cou de son épouse sans ornements que paré de colliers ; il aime mieux prendre ses mains dans les siennes que de les voir richement ornées de gants précieux. De même je rencontre souvent plus volontiers dans une âme la vertu d'humilité que la grâce de la dévotion. »

Un monde s'écroule... une page se tourne



Après la diffusion de la lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013, la Sapinière avait fait savoir dans son tout premier communiqué :

« On s’offusque d’une lettre anonyme qui dénonce les tromperies répétées d’un supérieur envers ses inférieurs en matière grave mais on ne veut pas s’offusquer du mensonge lui-même. C’est le monde à l’envers. Pour eux la subversion consiste non à mentir mais à dénoncer le mensonge. Quelle étrange morale…. Mgr Fellay et la communication de la Maison Générale ont menti par le passé, ils ont encore menti récemment dans leur communiqué, pourquoi devrions-nous croire qu’ils cesseront de le faire à l’avenir ? Ce scandale et cette mascarade n’ont que trop duré. Ils doivent cesser et ils cesseront. »

On peut affirmer aujourd’hui que c’est chose faite.

Les documents les plus importants du site ont été consultés par une dizaine de milliers de lecteurs. L’entreprise de Mgr Fellay est aujourd’hui manifeste pour toute personne qui a pris soin de s’en informer. Deux livres, diffusés à plus de deux mille exemplaires chacun, ont particulièrement mis en évidence la subversion intellectuelle de la Maison générale de la FSSPX et sa malhonnêteté morale.

- L’impossible réconciliation, documents sur l’opération suicide de Mgr Fellay 2000-2012 de M. l’abbé O. Rioult,

- Quel droit pour la Tradition ? Le procès des abbés Salenave et Pinaud de M. l’abbé F. Pivert.

La lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013 avait aussi exprimé un vœu :

« Excellence, nous ne voulons pas que l’Histoire retienne de vous que vous êtes l’homme qui avez défiguré et mutilé la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. »

Mgr Fellay a eu depuis mille occasions pour rétablir l’ordre et la paix, mais il ne l’a pas voulu. Sa politique et la justification de sa Déclaration du 15 avril 2012 n’ont pas seulement discrédité définitivement sa personne, elles ont aussi fait perdre à la FSSPX sa propre identité. On comprend mieux aujourd’hui la justesse de cet avertissement :

« Pour la gloire de Dieu, pour le salut des âmes, pour la paix intérieure de la Fraternité et pour votre propre salut éternel, vous feriez mieux de démissionner vous-même comme Supérieur Général, que de m’exclure. » (Mgr Williamson, Londres, le 19 octobre 2012).

Mgr Fellay a en effet une écrasante responsabilité dans le drame que nous vivons et dans le chaos à venir. (Que les lecteurs de la Sapinière pensent à dire un ‘ave’ pour son âme). Officiellement certes, on ne s’est pas rendu à l’ennemi mais concrètement on a cessé de le combattre. Si non, comment expliquer que le prieur d’une maison prêchant les exercices de saint Ignace ait osé interdire à un de ses collaborateurs de « citer Mgr Lefebvre en sermon » (sic !). Comment expliquer les péchés par omission de plus en plus fréquents et scandaleux : à ce jour, il n’existe toujours pas de communiqué officiel de Mgr Fellay condamnant le fauteur d’erreur François pour avoir canoniser Jean-Paul II, un homme « inspiré par le diable et au service de la Maçonnerie, c’est évident. » (Mgr Lefebvre, Ecône, 28-01-1986)

Les principaux supérieurs de la Fraternité saint Pie X sont aujourd’hui ralliés dans leur tête avant même toute signature. Le jeu des mutations, la mise en place des ‘copains’ et de jeunes prêtres inexpérimentés à des postes clefs font que la FSSPX est de plus en plus aux mains d’un parti qui impose son illusion libérale au monde de la Tradition. La Fraternité a été incapable de la vitalité nécessaire pour écarter les responsables de cette déviance et les rares supérieurs majeurs qui ont vu la trahison n’ont pas eu le courage d’agir en conséquence.

Deux anecdotes illustrent parfaitement le drame et la trahison qui s’opèrent dans la FSSPX.

La première a été racontée par le père Avril à l’abbé Rioult :

À la table d’honneur lors d’un repas après les ordinations sacerdotales à Ecône, un prêtre faisait l’éloge de Benoît XVI et Mgr Fellay acquiesçait. Le Père Avril intervint alors et objecta l’œcuménisme de Benoît dans les temples, mosquées, synagogues… La réponse de Mgr Fellay fut : « Ah ! Ça, c’est son dada… »

La deuxième anecdote a été raconté par l’intéressé, aujourd’hui prêtre, à l’un de ses amis, un autre prêtre mais opposé au ralliement.

En 2003, ce jeune italien s’ouvrait à M. l’abbé Simoulin, supérieur du district, de son envie de rentrer à Ecône mais aussi de son désir d’un accord canonique de la FSSPX avec Rome. L’abbé Simoulin lui dit être du même avis et le rassure car Mgr Fellay l’a envoyé parler à Rome en vue d’un accord. Et il lui confia : « C’est un vrai problème. Nous sommes une minorité dans la Fraternité à vouloir faire évoluer les esprits sur ce sujet. Ce n’est pas gagné, mais le Supérieur Général est de notre côté… En 2001, tout était prêt pour l’accord, mais Mgr Fellay pour ne pas rompre en deux la Fraternité a tout arrêté et a tout reporté. Il attend que les choses se décantent… »

Cela a déjà été dit mais il est bon de le rappeler : on peut tromper quelqu’un tout le temps, on peut tromper tout le monde quelque temps, mais on ne peut pas tromper tout le temps tout le monde.

Un monde s’écroule… et le drame ne fait que commencer… Les fidèles peuvent se préparer à quitter le Titanic, car comme M. l’abbé Nelly l’a confié à un prieur, après un intéressant éditorial de M. l’abbé Barrère : « Le train de la Fraternité est en marche ; Il ne s’arrêtera pas ; et tant pis pour ceux qui descendrons… »

En tout cas, nous remercions chaleureusement les prêtres et les fidèles qui ont collaboré à l’œuvre de La Sapinière. Nous saluons aussi, mais impassiblement, toute l’équipe de Menzingen pour leur formidable et effroyable travail de subversion, avec une attention toute particulière pour M. l’abbé Thouvenot et M. l’abbé Lorans.

Pour nous, une page se tourne… La phase anti-subversion a porté ses fruits. La duplicité des autorités de la FSSPX continue certes, mais elle trompe de moins en moins, et elle cessera de tromper par la force des choses.

Il s’agit maintenant de continuer humblement l’opération survie. Il reviendra principalement à francefidele.fr d’écrire ce prochain chapitre de notre dramatique et enthousiasmante histoire. La Sapinière peut prendre un peu de recul et se consacrer à d’autres travaux.

Le notaire de la Sapinière

mercredi 1 octobre 2014

Désirs




XXIV. -- La volonté d'avoir de bons désirs supplée à leur absence.

"[...] Une lumière surnaturelle lui [= Sainte Gertrude] apprit que Dieu se contente de la volonté d'éprouver un grand désir si l'on ne peut faire davantage; dans ce cas le désir est aussi grand aux yeux de Dieu que les souhaits de l’âme. Quand le cœur contient un tel désir, c'est-à-dire la volonté d'avoir un désir, Dieu trouve plus de délices à habiter en lui que nous ne pouvons goûter de joie à la vue des fleurs qui naissent au printemps. [...]"

jeudi 25 septembre 2014

Séparation du site de Fr Pfeiffer et demande de renvoi de l'abbé Pivert


Voici ce que l'on peut lire au 25 septembre 2014, sur le site de Our Lady of Mount Carmel : une recommandation d'aller aux messes de Mgr Perez, à Garden Grove.


Dans notre article sur Mgr Perez, publié à la date du 1er septembre 2014, nous avons démontré le danger d'aller aux messes de celui-ci du fait de ses compromissions graves avec les modernistes. Nous avons également exposé notre préoccupation concernant l'attitude de l'abbé Pfeiffer refusant de le condamner, alors qu'il avait conseillé à plusieurs reprises aux fidèles de la Résistance d'aller à sa messe, à la place des messes de la FSSPX.

A présent, les choses ont évolué, en pire : l'abbé Pfeiffer a décidé de faire figurer en bonne place, sur son blog, au milieu de la liste des messes de la Résistance, les messes de Mgr Perez ! Mgr Perez est donc assimilé par l'abbé Pfeiffer à un prêtre de la Résistance... 

L'abbé Pfeiffer recommande, malgré nos explications, nos avertissements et les prières que nous lui avons faites depuis six mois, la messe de Mgr Perez. Nous lui avons de nouveau écrit, il y a trois jours, un email lui demandant de retirer de son site la mention des messes de Mgr Perez, en réexpliquant pourquoi celui-ci était dangereux pour les âmes. Nous l'avons prévenu que nous serions obligés de faire cet article et de le retirer de nos liens s'il persistait. Il n'a pas répondu.

Certains prêtres pensent que nous semons le désordre et l'anarchie, en critiquant certains membres de la Résistance : nous leur répondons qu'ils nous appliquent la même accusation que celle que Mgr Fellay leur a appliqué en 2012. De même que ces prêtres qui nous critiquent se sont rebellés à raison contre la mauvaise autorité de Mgr Fellay, parce que celui-ci menait les âmes dans une fausse direction, dangereuse pour la foi, de même, nous devons à présent nous rebeller contre ceux des prêtres de la Résistance qui nous entraînent à leur tour dans la compromission avec l'erreur. 

Pour l'instant, nous avons critiqué deux prêtres : l'abbé Pivert et l'abbé Pfeiffer. Nous pensons que chacun des deux  prêtres met la foi et les fidèles de la Résistance en danger :

- L'abbé Pivert met la Résistance en danger en s'attaquant à son identité même, puisqu'il défend le principe de l'accord pratique avec les hérétiques romains à certaines conditions, sous le prétexte que Mgr Lefebvre n'y était pas hostile. L'identité même de la Résistance externe est d'être opposée à tout accord pratique avec Rome tant que celle-ci n'est pas réellement convertie en actes. Si l'on accepte le principe de l'accord pratique à certaines conditions, on n'a donc aucune raison valable de rejoindre la Résistance externe. Un attachement déréglé à Mgr Lefebvre ne doit pas excuser le mauvais principe d'accepter un accord pratique à certaines conditions. L'abbé Pivert présente comme bon l'accord pratique, puisque Mgr Lefebvre y adhérait : l'argument d'autorité prévaut (Monseigneur le pensait) et non plus l'attachement à la doctrine de Jésus-Christ. La position de l'abbé Pivert est extrêmement dangereuse pour la Résistance. Il est en train d'en saper le principe même. Il n'a pas voulu répondre à nos questions, posées à la fin de notre article. Ces questions étaient :

- Monsieur l’abbé Pivert, pensez-vous que la signature du Protocole du 5 mai 1988 est objectivement un péché contre la foi, indépendamment des intentions du signataire qui étaient bonnes ? OUI - NON

- Pensez-vous, comme Mgr Lefebvre, que le texte du Protocole du 5 mai 1988 est acceptable ? OUI- NON

- Exigeriez-vous la conversion de Rome (au sens où nous l’entendons)(1), avant de faire une reconnaissance canonique avec elle ? OUI- NON

L'abbé Pivert a persisté dans son erreur et a réclamé le soutien des prêtres de l'USML qui ont déploré, dans un communiqué publié le 16 septembre 2014, notre jugement sur lui. Nous n'en voulons absolument pas à ceux des prêtres qui ont soutenu l'abbé Pivert. Nous savons qu'ils veulent bien faire... De même que certains d'entre eux pensaient, il y a quelque temps, que nous étions excessifs dans notre jugement sur l'abbé de Cacqueray et sont à présent d'accord avec nous pour le condamner, de même nous avons confiance qu'ils se rendront compte un jour du problème que pose l'abbé Pivert... Mais nous persistons à avertir nos lecteurs du danger. L'abbé Pivert est pour un accord pratique. Il est bien plus dangereux que Mgr Fellay, puisqu'il est au sein de la Résistance et diffuse chez nous, avec la bénédiction ou le silence de tous, cette doctrine erronée, tout en réclamant nos dons. Nous réclamons son départ de la Résistance et nous conseillons de ne plus lui envoyer de dons. Il vaut mieux, par exemple, aider l'école de nos deux nouvelles Dominicaines. [Pour mettre les Dominicaines à l'aise, nous précisons à nos lecteurs qu'elles n'ont aucun lien avec notre blog.] 

Certains objectent que nos ennemis rient en voyant que la Résistance s’entre-déchire. Nous leur répondrons que nous ne devons pas nous soucier de ce que pensent de nous nos ennemis, mais de ce que Dieu pense de nous. Ne pas oser dénoncer une erreur qui met les âmes en danger, par peur de ce que penseront les autres, est un péché grave. C'est ce que dit Saint Thomas dans la Somme théologique IIa IIae, question 33, article 2 : 
" [...] La deuxième omission [de la correction fraternelle] est un péché mortel : c'est celle qui est provoquée, dit S. Augustin au même endroit, " par la crainte de l'opinion publique, des tourments corporels et de la mort ", si du moins cette crainte va jusqu'à arrêter la charité fraternelle. Le cas semble se présenter lorsque, malgré un espoir fondé de retirer quelqu'un de son péché, on se laisse arrêter par la crainte ou la cupidité. [...]" Nous ne disons pas que ceux qui omettent de corriger l'abbé Pfeiffer ou l'abbé Pivert font un péché mortel. Ils n'en font pas un, subjectivement, car pour que cela en soit un, il faudrait réunir les conditions du péché mortel, c'est-à-dire : savoir que c'est grave, y consentir, le vouloir. Or, il y a en ce moment un aveuglement qui s'installe dans la Résistance à ce sujet. Il n'y a donc ni pleine connaissance, ni consentement au mal. Les personnes qui nous reprennent sont des personnes vertueuses. Elles croient bien faire mais elles sont aveuglées... Mais ce qui n'est pas un péché pour elle, du fait de leur aveuglement, en serait un pour nous, car pour notre part, nous voyons très bien le problème : il suffit de lire ce que l'abbé Pivert écrit. 

Il est frappant de constater que tous ceux qui nous reprennent, que ce soit en privé ou publiquement, n'ont absolument aucun raisonnement, aucun argument. Ils se contentent de poser des jugements non prouvés et des épithètes sans les justifier en rien. Comment pourrions-nous nous laisser convaincre d'une erreur quelconque dans ces conditions ? Nous devons tous réfléchir, personne ne peut se dispenser de la réflexion en temps de crise. Le bon Dieu nous a donné une intelligence pour connaître la vérité et une volonté pour l'aimer. Si nous ne nous donnons plus la peine de faire fonctionner notre intelligence, nous sommes perdus. Nous devons perdre l'habitude de faire confiance aveuglement à quiconque, même si c'est un bon prêtre pieux. Nous devons vérifier tous les jugements que l'on nous propose, à l'aide de notre intelligence, par l'étude des faits, en priant et en ayant l'intention droite de faire la volonté de Dieu, dussions-nous en mourir.

On nous a présenté également l'objection que par nos critiques, nous ferions fuir de la Résistance des personnes qui seraient tentées de nous rejoindre et que nous aurions ainsi moins de fidèles... C'est fort possible, en effet... Mais Notre-Seigneur, lors du discours du pain de vie, n'a pas essayé de garder ses fidèles, ni ses disciples. Il a affirmé la vérité entière, sans l'atténuer, et a été abandonné de tous, sauf des douze apôtres.

Voici les conseils que donne Saint Paul à son disciple favori, Timothée : (I Tim. V, v. 20-21) :
Ceux qui sont fautifs, reprends-les devant tous, pour que les autres aussi en conçoivent de la crainte.
Je t'adjure devant Dieu, le Christ Jésus et les anges élus, d'observer ces règles sans prévention contre personne, ne faisant rien par faveur.


Saint Paul adjure donc son disciple de ne faire acception de personne. Dans la Résistance, l'acception de personnes s'installe : si Mgr Fellay avait tenu les propos de l'abbé Pivert, tout le monde lui serait tombé dessus. Tandis que là, c'est le silence de mort. Nous devons lutter contre cela. 

Rappelons le texte de Saint Jean de la Croix publié il y a quelque temps par la Sapinière‘‘Conseils de Spiritualité’’ de saint Jean de la Croix : « Et si par cette voie ou par une autre, l’ordre arriverait à un tel état que dans les chapitres, réunions et autres occasions, les plus graves entre ses membres n’osassent dire ce qu’il convient au nom de la charité et de la justicepar faiblesse, pusillanimité, ou par crainte d’irriter le supérieur, et par là de rester sans office (ce qui est une ambition manifeste) – que l’on tienne alors l’ordre pour perdu et totalement relâché. » (Petites œuvres, conseil n° 12)

Voici encore quelques conseils de Saint Thomas IIa IIae question 3 article 2, pour ceux qui objectent que les femmes n'ont pas le droit d'enseigner en public : En cas de nécessitélà où la foi est en périln'importe qui est tenu de faire connaître sa foi, soit pour instruire ou affermir les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des infidèles.

Prôner le principe d'un accord pratique nous remettant sous l'autorité des hérétiques romains ne met-il pas la foi en péril ?... Bien sûr que si. C'est pour cela même que la Résistance s'est constituée, parce que Mgr Fellay mettait la foi en péril en prônant de nouveau en 2012 ce principe opposé au principe énoncé au chapitre de 2006.  L'abbé Pivert combat la raison même pour laquelle la Résistance s'est constituée.

A cause de l'abbé Pivert, il y a actuellement, nous semble-t-il, un flottement dans la Résistance. Nous voudrions que les prêtres réaffirment tous, haut et fort, ce principe : pas d'accord pratique avec des hérétiques. Nous voulons d'abord la conversion de Rome, pleine et entière. Nous étions tous d'accord pour demander la conversion de Rome, en 2012. Et maintenant, nous ne serions plus d'accord ? Parce que nous nous sommes aperçus que Mgr Lefebvre ne l'exigeait pas ? Sur quoi basons-nous notre doctrine ? Sur Mgr Lefebvre ou bien sur l'Ecriture Sainte et la Tradition ? La réponse est que tout catholique adhère à la Révélation qui lui vient de l'Ecriture sainte et de la Tradition. La Révélation ne vient pas de Mgr Lefebvre. La Tradition est assez claire (cf. onglet nullam partem) L'abbé Pivert met donc la foi en péril en développant un lefebvrisme qui nous éloigne de la vraie doctrine de Jésus-Christ et de la volonté de Dieu dans nos rapports avec les hérétiques... La volonté de Dieu est que nous n'ayons pas de rapports avec ces hérétiques, tant qu'ils persistent dans leurs erreurs (cf. onglet nullam partem). 

Puisque l'abbé Pivert met la foi en péril, notre devoir est donc de le combattre publiquement, car voici ce que dit Saint Thomas IIa IIae question 33 article 4 (solution 2) : " Résister en face ", c'est-à-dire devant tout le monde, dépasse la mesure de la correction fraternelle ; et Paul n'aurait pas ainsi repris Pierre s'il n'avait été son égal en quelque manière pour la défense de la foi." 
Commentaire : 
De même que l'apôtre Saint Paul n’est pas l’égal de Saint Pierre, le chef des apôtres, de même nous, laïcs, ne sommes pas l’égal des prêtres. Mais pour la défense de la foi, Paul devient l’égal de Pierre et un laïc l’égal d’un prêtre. En matière de défense de la foi, nous sommes donc égaux à nos supérieurs... même au pape. Donc a fortiori, nous pouvons nous opposer à l'abbé Pivert ou à l'abbé Pfeiffer, s'ils mettent la foi en danger. C’est pourquoi d’ailleurs, les laïcs se permettent de désobéir au Pape. Si l’on désobéit au Pape, on peut désobéir a fortiori à l’abbé Pivert.
Saint Thomas dit encore : IIa IIae question 33 article 7 :
Sur la dénonciation publique de péchés il faut distinguer. Les péchés sont en effet ou publics ou secrets. S'ils sont publics, il n'y pas seulement à procurer un remède à celui qui a péché, pour le rendre meilleur, mais aussi à tous ceux qui en ont eu connaissance, afin d'éviter qu'ils ne soient scandalisés. De tels péchés méritent donc des reproches publics, selon cette parole de S. Paul (1 Tm 5, 20) : " Le coupable, reprends-les devant tout le monde, afin que les autres en éprouvent de la crainte. " Ce qu'il faut entendre des péchés publics, comme S. Augustin en fait la remarque.
Aux péchés secrets paraît au contraire s'appliquer la parole du Seigneur (Mt 18, 15) " Si ton frère a péché contre toi... " En effet, s'il t’avait offensé publiquement devant d'autres, il aurait également péché contre eux, en les troublant. Mais parce que même des péchés secrets peuvent blesser le prochain, il faut encore distinguer.
Il y a en effet des péchés secrets qui sont nuisibles au prochain, corporellement ou spirituellement ; quand par exemple quelqu’un traite secrètement pour livrer la ville aux ennemis ; ou lorsque, en privé, un hérétique détourne de la foi. Parce que celui qui pèche ainsi en secret ne s'en prend pas seulement à toi, mais également aux autres, il faut immédiatement procéder à une dénonciation, pour empêcher le mal ; à moins qu'on ait de bonnes raisons de croire qu'on pourra atteindre aussitôt ce résultat par une admonition secrète.

Le principe est donc le suivant : si quelqu'un met le prochain en danger dans son corps ou dans son âme, il faut dénoncer publiquement son péché (dont il n'est parfois pas conscient et donc dans ce cas, pas coupable, subjectivement), que ce péché soit public ou secret. Nous avons essayé de convaincre en privé auparavant l'abbé Pfeiffer. Quant à l'abbé Pivert, il n'a pas répondu à trois mails envoyé sur un autre sujet. Il ne reste donc plus dans les deux cas que la dénonciation publique.

Revenons à présent à l'abbé Pfeiffer :

L'abbé Pfeiffer met-il la foi en péril en recommandant Mgr Perez ? Pour cela, il faut étudier ce qu'a fait Mgr Perez :

Mgr Perez, depuis le 28 août 2011 : 

- accepte dans les faits Vatican II à la lumière de la Tradition, via la formation officielle des chevaliers OSJ auxquels il appartient (cf. partie IX du programme OSJ, la partie X du programme est également mauvaise.)
- accepte comme directeur spirituel Mgr Mar Thomas, un évêque hérétique conciliaire appartenant à l'église "catholique" syro-malankare (cf. lien vers livres hérétiques en vente sur le site de Mgr Mar Thomas), 
- encourage à le recevoir, à l’honorer et assister à sa messe (cf. son sermon du 28 août 2011 à ce sujet), 
- encourage implicitement le site hérétique de l’Eglise catholique syro-malankare en souscrivant aux OSJ qui en font la publicité sur leur site, (les autorités de l'église "catholique" syro-malankare sont tellement enthousiastes du pape François qu'elles ont créé un site spécial pour promouvoir son enseignement hérétique.)
- Mgr Perez s’abrite également derrière les faux principes du Motu proprio summorum pontificum via le site OSJ (cf. ici,  ici, et surtout  ici) et célèbre ainsi implicitement depuis août 2011 une messe dans l’esprit du Motu proprio, étant considéré comme un prêtre « idoine » par Mgr Mar Thomas (première reconnaissance canonique implicite), 
- a effectué sa reconnaissance canonique explicite via les privilèges octroyés aux OSJ par la Bulle de 1154 du Pape Anastase IV, 
- est donc parfaitement reconnu par l’Eglise officielle, via l’approbation de Mgr Mar Thomas, (seconde reconnaissance canonique officielle. Cf. les propos très clairs de Fr Wathen à ce sujet dans notre article sur Mgr Perez, vers la fin --surlignage en marron--), 

Mgr Perez doit donc être véritablement apparenté à un véritable prêtre Fraternité Saint Pierre ou Ecclesia Dei. La règle dans la FSSPX, depuis 1984, a toujours été d'éviter ce genre de personnes, comme dangereuses pour la foi. [Depuis que Mgr Fellay sévit, des entorses à ce principe ont cependant été faites récemment, dans plusieurs pays.]

N'aurions-nous pas tous critiqué Mgr Fellay s'il recommandait aux fidèles d'aller à la messe d'un prêtre qui a honoré dans sa chapelle un évêque conciliaire et qui a implicitement reconnu Vatican II en adhérant à un mouvement de chevalerie qui l'imposait ? Bien sûr que si. Tout le monde de la Résistance, comme un seul homme, aurait parlé contre Mgr Fellay avec énergie... Pourquoi donc, si c'est l'abbé Pfeiffer qui fait cette erreur, tout le monde devrait-il se taire ? Les âmes sont-elles moins en danger quand c'est l'abbé Pfeiffer qui leur conseille de faire une chose dangereuse que lorsque c'est Mgr Fellay qui le conseille ?... Réponse : non, les âmes ne sont pas moins en danger, c'est même l'inverseLes âmes, ayant appris à se méfier de Mgr Fellay, sont moins en danger quand il conseille le mal que lorsque c'est l'abbé Pfeiffer qui le conseille... parce qu'elles font confiance à l'abbé Pfeiffer qui est, dans leur esprit, une référence anti-libérale. Si donc nous refusons de condamner publiquement l'abbé Pfeiffer alors que nous l'aurions fait publiquement sans hésitation pour Mgr Fellay, nous mettons en danger les fidèles de la Résistance qui lui font confiance et nous faisons acception de personnes. Or, c'est un péché : Saint Thomas IIa IIae question 63 article 1: "la loi divine n'interdit que le péché. Or elle interdit l'acception des personnes par ce texte du Deutéronome (1, 17) : « Vous ne ferez pas acception des personnes. » Donc l'acception des personnes est un péché. Conclusion : L'acception des personnes s'oppose à la justice distributive.[...]"

Plusieurs prêtres nous ont dit qu'ils étaient d'accord avec nous sur Mgr Perez. Nous voudrions qu'ils reprennent Fr Pfeiffer tout d'abord en privé puis rapidement ensuite publiquement, si nécessaire, afin qu'il ouvre les yeux. Nous voudrions que Mgr Williamson le fasse aussi. Ce n'est pas en étouffant les scandales que nous plairons à Dieu, mais au contraire en les dénonçant, pour le bien des âmes. Se taire serait se faire complice du mal. Non seulement cela mettrait les âmes en danger, mais aussi l'abbé Pfeiffer. Voici ce que dit le Pape St Félix III, cité dans Inimica vis :"c'est approuver l'erreur que de ne pas y résister ; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre... Quiconque cesse de s'opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret". Donc même si c'est difficile et douloureux, il faut lutter contre nous-mêmes et faire cette condamnation. 

Il est beaucoup plus difficile de condamner ses amis que ses ennemis. Pour notre part, nous avons appris à aimer l'abbé Pfeiffer, ces derniers temps. Certains de ses sermons récents nous ont profondément touchés, en particulier celui-ci. Cette condamnation nous est d'autant plus difficile. Mais si nous l'aimons véritablement, nous voulons sa sanctification et si nous voulons sa sanctification, notre devoir est de le reprendre quand il s'éloigne du chemin du ciel ou quand il en éloigne les âmes. La correction fraternelle est l'une des sept œuvres de miséricorde spirituelle. C'est un acte de charité, enseigne Saint Thomas IIa IIae question 32 article 2 : 
"La correction des pécheurs, considérée dans son exécution, paraît comporter la sévérité de la justice; mais par l'intention de celui qui la pratique en voulant arracher le coupable à son péché, elle relève de la miséricorde et d'un sentiment d'amour, selon la parole des Proverbes (27, 6) : " Les coups de celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait. "

Voici enfin un texte de Sainte Gertrude, encourageant à reprendre le prochain : Livre 3 Héraut amour divin :


"XI. -- Comment nous devons bénir Dieu. II faut reprendre les délinquants.

Par ces mots : « Ubi est frater tuus Abel ? Où est Abel ton frère ? » (Gen., IV, 9), elle comprit que Dieu demandera compte à chaque religieux des fautes que ses frères commettent contre la règle, parce que ces fautes auraient pu être évitées si l’on avait averti le frère coupable ou prévenu l'abbé. Cette excuse de quelques uns : Je ne suis pas chargé de corriger mon frère, ou encore : Je suis plus méchant que lui, ne sera pas mieux accueillie de Dieu que ces paroles de Caïn : « Numquid custos fratris mei sum ego? Suis-je le gardien de mon frère? » (Gen., IV, 9). Car, devant le Seigneur, chaque homme est tenu à retirer son frère du mauvais chemin et à l'exciter au bien. Toutes les fois qu'il néglige d'écouter sur ce point la voix de sa conscience, il pèche contre Dieu. C'est en vain qu'il prétexte n'avoir pas mission de corriger son frère, car Dieu la lui donne d'après le témoignage de sa conscience. S'il néglige ce devoir, il lui en sera demandé compte, et plus à lui-même peut-être qu'au supérieur qui parfois est absent ou n'a pas remarqué la faute. De là cette menace : « Vae facienti, vae, vae consentienti : Malheur à celui qui fait le mal, deux fois malheur à celui qui y consent. » C'est évidemment consentir au mal que de se taire, quand il aurait suffi de quelques paroles pour éviter une atteinte à la gloire de Dieu."

Le blog Avec l'Immaculée sera donc séparé du site de l'abbé Pfeiffer tant qu'il n'aura pas condamné l'assistance aux messes de Mgr Perez(2). Nous lui demandons de le faire sans tarder, s'il aime son âme et celle des fidèles qui lui sont confiés, s'il aime Jésus-Christ crucifié et s'il aime celle qui écrase toutes les hérésies. L'abbé Pfeiffer doit choisir entre la Sainte Vierge ou Mgr Perez. Ces deux amitiés ne peuvent cohabiter : la Sainte Vierge ne peut pas tolérer l'hérésie et Mgr Perez, lui, honore un hérétique dans sa chapelle de Garden Grove... L'abbé Pfeiffer ne peut pas dire non plus de façon crédible qu'il défend la foi contre Mgr Fellay s'il conseille en même temps aux fidèles d'aller à la messe d'un prêtre qui a fait pire que Mgr Fellay, puisqu'il a déjà opéré sa reconnaissance canonique par son adhésion aux OSJ. En adhérant aux OSJ, Mgr Perez adhère aux idées qui sont sur le site des OSJ. Il fait donc la promotion de Vatican II, du Motu proprio, d'un site hérétique et d'un évêque oecuméniste et moderniste. 

Note :
(1) NB pour la troisième question publique posée à l'abbé Pivert
Nous entendons par conversion de Rome :
- la condamnation solennelle et l’annulation entière du Concile Vatican II qui est 1789 dans l'Eglise, ont dit les cardinaux Ratzinger et Suenens. 
- l’annulation et la condamnation de toutes les réformes liturgiques post-conciliaires et la réhabilitation de l'ancienne messe et de l'ancien rituel des sacrements qui redeviendront obligatoires.
- l’annulation du nouveau code de droit canon de 1983 et le remplacement de celui-ci par l'ancien code de 1917. 
- la supression du nouveau serment exigé des prêtres depuis 1989 et le retour au serment anti-moderniste.
- la condamnation de la laïcité et la proclamation du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
- la condamnation officielle de la liberté religieuse, du faux œcuménisme des réunions interreligieuses et de la collégialité.
- la condamnation et l’annulation de tout le magistère post-conciliaire.
- la condamnation des lois iniques qui se répandent partout dans les pays.
- la consécration nommément de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques du monde entier.
- le renvoi immédiat de tout évêque ou tout prélat indocile à appliquer ces réformes, des prélats et évêques francs-maçons, homosexuels et hérétiques notoires.

(2) Cette séparation de sites ne nous empêchera pas de publier certaines choses de l'abbé Pfeiffer ou venant de son site, si nous le jugeons utile, tout en faisant si besoin un rappel de la situation, pour éviter toute ambiguïté.